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Aulnay-sous-Bois : Ateliers danse hip/hop du 23 février 2012, Interview d’Emmanuel Oponga

27 février, 2012 à 10:00 | Posté par

Il a dansé dans de nombreuses compagnies, il a le rythme dans la peau, sa passion la danse hip/hop qu’il découvre en 1992 afin de créer sa propre histoire en 1994. En exclusivité pour le monaulnay.com, il a accepté de nous recevoir dans les coulisses de son ateliers, dans la joie et la bonne humeur. Rencontre avec un professionnel de la danse hip/hop nommé Emmanuel Oponga.

Pélagie : Que vous apporte la pratique de cette danse ?

Emmanuel Oponga : Cela m’apporte l’échange parce qu’elle est ouverte à tous quel que soit les origines, les couleurs et autre, et surtout le partage.

P : Depuis quel âge pratiquez-vous la danse hip/hop ?

E.O : Je pratique la danse hip/hop depuis l’âge de 10 ans.

P : Faut-il avoir un style en particulier pour pratiquer le hip/hop ?

E.O : Non, tout le monde peut pratiquer cette danse ouverte à tous sur l’échange, peu importe le milieu social. Il suffit juste d’être ouvert.

P : D’où vient ce style de danse ?

E.O : On dit tous qu’il vient des États-Unis, parce qu’il est vrai qu’il y a eu un courant musical. Ils ont emmené cela par la musique. Mais en réalité, cela vient d’Afrique, il suffit juste de voir aux États-Unis les premières personnes qui ont commencé à danser le Hip-Hop. Ce n’est pas pour rien qu’ils ont commencé à appeler cette musique BLACK SOUL. C’était à la base des enfants d’esclaves et ainsi de suite. C’est quelque chose qui a été vraiment importé d’Afrique pour garder l’énergie et l’état d’esprit. D’ailleurs aujourd’hui, lorsque l’on regarde des documentaires sur la danse hip/hop, c’est-à-dire le Break, on revoit des figures qui se faisait en Afrique, tout simplement parce que ça venait de là-bas.

P : Est-elle vraiment définie danse de la rue comme beaucoup le disent ?

O.E : Oui, elle a un côté rue parce qu’on revendique un peu les origines de sa provenance, et comment cela a débuté dans la rue. Les gens se retrouvaient (exemple: le Bronx, ça se fait encore un peu aujourd’hui). On se retrouve, ça RAP, ça danse un peu autour, ça à un côté un peu festif que l’on retrouve un peu en Afrique. Quand on va dans les villages, quand il y a la fête, tout le monde est autour d’une ronde, et donc je l’affirme,  il y a toujours ce côté de rue. Mais aujourd’hui cela a tellement évolué ! Ce phénomène a pris une autre proportion, on travaille avec des chorégraphes contemporains, classiques, de différents univers. Il faut essayer de garder ce côté rustre street, c’est-à-dire ce côté improvisation naturelle, tout en s’ouvrant à autre chose. Cela permet d’échanger avec les autre formes de danses et cultures.

P : Combien de fois par semaine pratiquez-vous le hip/hop ?

E.O : Je pratique la danse hip/hop tous les jours, et très épuisant, et cela provoque des courbatures. Il n’est pas rare que l’on ait besoin de massages. Au fait, si vous connaissez des masseuses (Rire)…
Mais comme c’est notre passion avant tout, avant d’être notre travail, au bout d’un moment la douleur, on ne la ressent pas !
 
P :  Est-il un bon moyen d’évacuer son stress, son énergie ?
 
E.O : Oui, car dans ma vie,  j’ai eu des problèmes cœur, de famille, de santé ou autre, et dès que je commençais à danser, j’oubliais ces moments la. C’est vraiment un bon moyen d’évacuer son énergie, son stress,la pression, le tout et de vraiment souffler.
 
Sur cette fin d’interview, j’ai pu assister à l’atelier d’Emmanuel, qui est vraiment un très bon professeur de danse. Il propose des cours enrichissants et culturels remplis d’énergie, le tout dans la joie et la bonne humeur.
Emmanuel donne également des cours de danse au Centre de Danse du Galion depuis de nombreuses années. Venez le suivre, vous ne serez pas déçu.

 

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