Cinéma

Alice Diop : « Je fais des films pour réparer une erreur vieille de 400 ans »

2 juin, 2026 à 17:39 | Posté par

Invitée d’honneur de la section «Sargal Doc» lors de la 17e édition du Festival de cinéma documentaire de Saint-Louis du Sénégal (Saint-Louis Doc), la cinéaste aulnaysienne, Alice Diop revient sur ses terres d’origine. Vingt ans après ses débuts, elle jette un regard sans complaisance sur sa trajectoire, évoque son rapport viscéral au territoire, l’apaisement de ses identités multiples et cette urgence absolue de créer qui lui sert de boussole. 

Quel lien gardez-vous aujourd’hui avec le Sénégal et, plus largement, avec le continent africain ?

C’est un lien constant et ininterrompu. J’ai une maison ici et je reviens très souvent au Sénégal, environ deux à trois fois par an. C’est une relation continue qui s’enrichit de jour en jour.

Vous questionnez constamment la société. Est-ce que cette démarche nourrit votre propre quête d’identité en tant que femme, cinéaste, Noire et Africaine ?

Sans doute, mais cela dépend des projets. Je ne suis plus du tout dans le tiraillement entre deux cultures, comme j’ai pu l’être il y a vingt ans. Aujourd’hui, je suis très apaisée avec toutes mes identités. Je me sens pleinement Séné­galaise et pleinement Fran­çaise.

Si l’on retrace votre filmographie, vous débutez en 2006 avec La Tour du Monde, tourné à Aulnay-sous-Bois où vous avez grandi, puis vous enchaînez avec Sénégalaises et Sénégalais dans votre sphère familiale au Sé­négal. Y’avait-il une volonté de comparer l’enfance que vous avez eue en Fran­ce avec celle que vous au­riez pu avoir au Sénégal ?

Non, je ne le pense pas, car ces films sont très différents. J’ai revu Sénégalaises et Sénégalais ici à Saint-Louis pour la première fois depuis des années. Ce film répondait à un besoin intime de combler un manque de transmission. Ma mère est morte quand j’avais 17 ans, je ne connaissais pas ma famille d’origine, mes tantes, mes cousines. Ce long métrage était une rencontre avec cette famille avec laquelle je n’avais pas pu tisser de liens durant mon enfance, une manière de faire le point sur un héritage amputé. Les deux projets répondaient donc à des dynamiques distinctes.

La figure du RER est centrale dans votre cinéma, notamment dans La Mort de Danton et plus tard dans Nous. Que symbolise ce transport pour vous ?

C’est un rapport direct à mon territoire d’enfance et à mes trajectoires, à la fois sociales et géographiques. Le RER incarnait le cordon ombilical entre la banlieue -un territoire souvent stigmatisé et excentré, où j’ai grandi- et le centre de Paris, où j’aspirais à construire ma vie. Pendant très longtemps, il a symbolisé la passerelle entre ces deux mondes.

Après vingt ans de carrière, quel est le moteur qui vous pousse à continuer à faire des films ?

Le cinéma est le seul moyen que j’aie trouvé pour répondre aux questions qui m’obsèdent. J’aurais pu devenir écrivaine, universitaire ou enseignante. Je n’ai jamais rationnellement planifié de devenir cinéaste ; cela s’est imposé à moi comme la forme d’expression la plus juste pour interroger le monde, trans­mettre, et aussi pour réparer.

Source et photo : https://www.seneplus.com

Musique

Place au Son les 5-12 juin et 3 juillet

2 juin, 2026 à 14:17 | Posté par

Rendez-vous les 5 et 12 juin, puis le 3 juillet, pour trois soirées de concerts en plein air.

Entre rhythm & blues, soul, funk, chansons des années 80-90 et classiques du pop-rock, les artistes vous promettent une atmosphère festive et pleine d'énergie. 🎉⚡

🗓 Les 5 et 12 juin - Place du Général-Leclerc

🗓 Le 3 juillet - Place de l’Église

🕢 De 19h30 à 22h

Source : FB de la ville

Associations, Education

La FCPE 93 saisit le défenseur des droits

2 juin, 2026 à 9:53 | Posté par

Rupture d’égalité territoriale en matière d’éducation, les parents d’élèves de la FCPE 93 saisissent le défenseur des droits.

Après la manifestation du 21 mai,une autre est prévue le 13 juin à Aubervilliers.

A vous la parole, Actualité

Aux 3000, toujours ni poste, ni distributeur Navigo

2 juin, 2026 à 8:38 | Posté par

Depuis le mois d'avril, les habitants n'ont toujours pas de poste.

Et ceux, nombreux qui prennent le RER à la gare de Villepinte ne peuvent toujours pas recharger leur pass Navigo !

Aucune réaction de la part de nos élus au grand dam d'un de nos lecteurs qui nous envoie ces photos.

Actualité, Point de vue

Aya Nakamura, pro PSG et antiraciste

1 juin, 2026 à 23:49 | Posté par
Photo : https://www.demotivateur.fr

Une performance engagée. Notre chanteuse aulnaysienne, Aya Nakamura a donné le coup d’envoi de son premier concert au Stade de France avec un geste fort, en « brûlant » sur scène une banderole raciste. Celle-ci avait été brandie par un groupuscule d’extrême droite pour protester contre sa participation à la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Paris.

Elle a aussi brandi un maillot des Parisiens pendant son concert au Stade de France

Il a fallu du temps à notre municipalité pour l'honorer et, sur les propos racistes dont elle a été la victime, aucune trace…

Et refus de lui rendre hommage avec les autres aulnaysiens participant aux JO...

A vous la parole

Chienne perdue, secteur piscine

1 juin, 2026 à 21:38 | Posté par

Bonjour notre petite chienne de 12 ans est partie dimanche en début d’après-midi par notre portail resté ouvert.

Pourriez-vous, si vous la croisez , la mettre en sécurité et nous contacter au 0662227933

Point de vue, Santé

D’Aulnay à Rennes, l’incroyable parcours de Philippe Collin, infirmier devenu chirurgien

1 juin, 2026 à 17:00 | Posté par
Photo : https://www.actusoins.com

Il est bon de voir en parcourant internet une autre image des enfants de notre ville si souvent critiqués ...

Rien ne prédestinait Philippe Collin à devenir l’un des plus grands spécialistes mondiaux de la chirurgie de l’épaule. Né à Aulnay-sous-Bois dans un milieu modeste, il revendique aujourd’hui 20 000 opérations et un parcours hors normes.

Quand on lui demande s’il a toujours voulu devenir médecin, Philippe Collin n’hésite pas longtemps avant de répondre. Du temps où il vivait chez ses parents dans un quartier populaire d’Aulnay-sous-Bois, en Seine-Saint-Denis, le médecin était celui qu’on allait voir quand on était malade. Une personne qu’on admire et qu’on respecte. Mais dont l’aura brille tellement fort qu’on s’imagine qu’elle trace une ligne infranchissable entre ceux nés du bon côté de la barrière, et les autres.

« Quand on veut, on peut, et quand on peut, on doit ». Philippe Collin répète souvent cette devise à ses quatre enfants. Et pour cause, il se l’est appliqué à lui-même tout au long de son parcours professionnel. A force de travail et de passion, ce bachelier littéraire est ainsi devenu infirmier puis chirurgien.

De son propre aveu, rien ne le prédestinait à un tel parcours. Le bac L en poche, Philippe Collin a d’abord tâtonné, cherchant sa voie autour du sport : « j’ai passé le concours de professeur de sport, que j’ai raté. J’ai donc pensé rester en contact avec ce milieu en devenant kiné ».
A l’époque, l’AP-HP proposait un concours commun à plusieurs spécialités paramédicales : « je voulais kiné, mais j’ai eu infirmier ». Pas de déception, pourtant. Au contraire, une véritable découverte de l’univers du soin. « C’était vraiment une très bonne expérience, le métier m’a beaucoup plu ».

Mais en troisième année arrive le déclic. « J’étais en stage aux urgences et j’ai demandé à assister à une opération de chirurgie orthopédique. Ça a été une révélation. Dès cet instant, j’ai commencé à penser à devenir médecin, tout en restant persuadé que ce serait impossible : je me souvenais des bacheliers scientifiques qui avaient raté le concours alors que je n’avais qu’un bac littéraire ».

Philippe Collin change cependant d’avis quelques semaines plus tard, à l’occasion d’un cours donné aux externes en médecine dans le service où il est en stage. « J’ai demandé à y assister, et je me suis rendu compte que le contenu était compréhensible, accessible ». La faculté de Bobigny propose alors un parcours de formation médicale expérimentale dans lequel le concours est aménagé pour accueillir les paramédicaux, avec peu de cours de maths ou physique, mais des cours d’anthropologie, de sociologie… et un système de points prenant en compte la pratique professionnelle. Philippe Collin se donne un an pour réussir. Il enchaîne les cours à la fac la journée et le métier d’infirmier la nuit. Et il décroche le concours. Plus tard, c’est avec la même volonté qu’il décrochera facilement l’internat et choisira la chirurgie orthopédique.
Aujourd’hui, il exerce à la clinique rennaise Saint Benoît en tant que spécialiste de l’épaule ; une spécialité dans laquelle il côtoie beaucoup de sportifs professionnels. Il conserve aussi une activité de recherche clinique pour laquelle il a été récompensé par un prix décerné en début d’année au Congrès international de chirurgie de l’épaule.

Au cours de son parcours, le spécialiste reconnaît que tout le monde a été bienveillant : « durant les quatre premières années de médecine au cours desquelles je continuais de travailler, mes collègues infirmiers m’ont vraiment aidé et soutenu, notamment lorsque j’étais fatigué. Les médecins aussi étaient très compréhensifs ».
Aujourd’hui de l’autre côté de la barrière, il n’exprime qu’une déception : celle de n’avoir pas réussi à rompre la barrière qui sépare le corps médical du paramédical.

Il enchaîne les cours à la fac la journée et le métier d’infirmier la nuit.

« Mais je reste très disponible, je fais en sorte d’instaurer un dialogue avec les infirmiers, et de toujours expliquer. Je veux vraiment démystifier l’aspect médical, le rendre clair et accessible comme cela m’a été donné de le voir. En réalité, j’ai rencontré beaucoup d’infirmiers qui avaient la capacité de devenir médecin. C’est un parcours difficile, mais il ne faut pas se fermer de portes si on en a vraiment envie ». Certains ont d’ailleurs franchi le pas, avec succès.

De son parcours soignant, Philippe Collin se sent-il plus proche de ses patients que les autres chirurgiens ? « Ce n’est pas à moi de le dire. C’est vrai que plus le métier est technique et moins le spécialiste est bavard ! Mais je pense que mon parcours infirmier dans des services comme la gériatrie ou la psychiatrie m’a apporté une certaine expérience de l’approche des patients »… et la preuve que « l’émerveillement et l’épanouissement sont les deux vrais moteurs pour avoir envie de bosser et réussir »

Différentes sources dont : https://www.capital.fr/, https://www.chirurgie-epaule-paris.com, https://www.letelegramme.fr

Actualité, Associations, CRÉA, Musique

Festival « Chants libres » du 26 au 27 juin

1 juin, 2026 à 8:38 | Posté par

Un programme de concerts, de parcours chantés, de moments musicaux et d’ateliers portés par Le CRÉA et Sequenza 9.3, mais aussi par des chœurs amateurs et des chorales scolaires, s’établit en Île-de-France à Aulnay-sous-bois.

Cette année encore, 39 choeurs, professionnels et amateurs, partageront plus de 80 moments musicaux et festifs avec le public. Parmi les temps forts de cette édition en Ile de France :

Le 26 juin 2026
10h – Moment musical : Les petites Voix
Crèche collective 11 novembre, Aulnay-sous-Bois
Sequenza 9.3

10h30 – Moment musical: Carnet de voyage
Crèche collective La Grande Nef, Aulnay-sous-Bois
CRÉA d’Aulnay-sous-Bois, Élèves de l’école Anatole France

14h – Moment musical : S.V.T Science du Voyage autour de la Terre
Bibliothèque Alphonse Daudet, Aulnay-sous-Bois
CRÉA d’Aulnay-sous-Bois, École Savigny II, Collège Debussy

15h – Moment musical: L’école buissonnière
Bibliothèque Elsa Triolet, Aulnay-sous-Bois
CRÉA d’Aulnay-sous-Bois, Élèves de l’école Paul Eluard d’Aulnay-sous-Bois

15h30 – Moment musical : Miniatures
Foyer André Romand, Aulnay-sous-Bois
Sequenza 9.3

19h – Moment musical : Let’s Sing !
Square Françoise Hardy, Aulnay-sous-Bois
Sequenza 9.3, Chœur de Jeunes du CRÉA

Le 27 juin 2026
11h – Moment musical : I Feel Good
Centre Commercial O’Parinor, Aulnay-sous-Bois
Chœur de Scène du CRÉA

11h30 – Concert : Quand je serai petit
Résidence les Tamaris, Aulnay-sous-Bois
Chœur de l’Avant-scène du CRÉA

16h – Moment musical : Au petit Dancing Palace
Foyer de résidence Séniors Les Cèdres, Aulnay-sous-Bois
Chœur d’Éveil Du CRÉA d’Aulnay-sous-Bois

18h30 – Concert : Songs in Summertime
Parc Dumont, Aulnay-sous-Bois
Sequenza 9.3

20h – Concert : Everybody loves saturday night !
Place Abrioux, Aulnay-sous-Bois
Chœur de Jeunes du CRÉA, Chœur d’adultes du CRÉA

Le 28 juin 2026
11h30 – Moment musical : Let’s Sing !
Marché du boulevard de Strasbourg, Aulnay-sous-Bois
Sequenza 9.3, Chœur de jeunes du CRÉA

15h – Moment musical : Moment musical
Parc du Sausset, Aulnay-sous-Bois
Chœur d’adultes du CRÉA

16h – Moment musical : Dis lui que tu l’aimes
Parc départemental du Sausset, Aulnay-sous-Bois
Chœur d’adultes du CRÉA

17h – Concert : Three Colors / Let’s sing !
Parc Dumont, Aulnay-sous-Bois
Sequenza 9.3, Chœur de Jeunes du CRÉA, École Ambourget d’Aulnay-sous-bois, Grand chœur d’Aubervilliers, Chœur Battant de la Plaine, Chœur Silencio de Malakoff, Chœur d’adultes et Chœur Jeunes du Conservatoire de Noisy-le-Grand, Chœur du Conservatoire de Romainville, Ensemble EVOC, l’Académie Fratellini, Ensemble Links, Juliette Baigné

Nouvelles des alentours

Nouvelles des alentours – lundi 1ᵉʳ juin 2026

31 mai, 2026 à 23:03 | Posté par

Saint-Denis : La nouvelle municipalité met fin au système de pénalités et de réservation pour la cantine gratuite

Saint-Denis : « Félicitations au PSG » : Aya Nakamura brandit un maillot des Parisiens pendant son concert au Stade de France

Bobigny : Armé de deux couteaux, un homme fonce sur des policiers et est abattu

Saint-Denis : Bally Bagayoko annonce qu'"une vingtaine" de policiers municipaux ont quitté la ville depuis son élection

Bondy : L’école, nouveau terrain de bataille de l’extrême gauche

Saint-Denis : «Tout ça, c’est la “Nouvelle France”» : comment LFI cherche à faire main basse sur les cités

Rosny-sous-Bois : La ville planche sur le remplacement du golf municipal par un parc

Actualité

Ce qui change au 1er juin

31 mai, 2026 à 21:06 | Posté par

Aides carburant : Face à la hausse des coûts de l’énergie, l’État met en place plusieurs aides carburant pour accompagner les particuliers et les professionnels les plus touchés par la hausse des prix à la pompe. Professionnels, travailleurs « grands rouleurs » : consultez les aides carburant disponibles sur le site aides-carburant.gouv.fr.

Véhicules électriques : Pour agir durablement contre la crise énergétique, les aides à l’achat ou à la location de véhicules utilitaires légers électriques, type camionnette, sont renforcées pour les artisans et les professionnels à compter du 1er juin 2026. Et celles destinées aux poids lourds électriques, notamment les tracteurs routiers, sont aussi revalorisées à cette date.

Smic : Le montant du Smic est revalorisé de 2,41 % à partir du 1er juin. Cette hausse mécanique, pour compenser l’inflation, représente un supplément de 43,99 euros bruts par mois.

Étiquette petit-déjeuner : La réglementation sur l’étiquetage de certains produits du petit-déjeuner, comme le miel, les jus de fruits, les confitures ou le lait déshydraté, évolue à partir du 14 juin.

L’objectif est de renforcer la transparence sur l’origine, la composition, la teneur en sucre et certaines allégations pour mieux informer les consommateurs.

Soldes d’été : Les soldes d’été commencent le mercredi 24 juin et se terminent le mardi 21 juillet au soir dans la majorité des départements métropolitains.

Des dates spécifiques s’appliquent en Corse et en Outre-mer.