Depuis le XVIIe siècle, la maison Gainville a été remaniée, menacée et enfin restaurée et sauvegardée. Elle constitue un élément unique de notre partimoine architectural local. Les plus anciens documents connus présentent cette habitation comme un manoir ayant appartenu à plusieurs hauts magistrats de l'administration royale.
Le rayonnement du château d'Aulnay, situés à quelques mètres de là, attire des puissants et assez riches Parisiens qui souhaitent s'offrir une résidence champêtre, agrémentée de revenus des terres voisines. Les déplacements vers Paris étaient facilités grâce à la route pavée des Petits ponts. La proximité d'Aulnay par rapport à Paris et à la campagne permit le développement de résidences secondaires qui comblaient les Parisiens. Plus tard, grâce à l'arrivée du chemin de fer, ils arrivèrent plus nombreux et pour beaucoup s'installèrent définitivement à Aulnay.
Au printemps 1789, un certain Claude-Louis Berthollet, chimiste de son état, achète cette demeure où il pensait trouver le calme nécessaire à ses recherches. Il fait de cette demeure un laboratoire. Mais, le gouvernement révolutionnaire lui confie de multiples responsabilités qui l'éloigne d'Aulnay. La demeure est louée en 1796, puis vendue. Elle accueille, après la chute de Napoléon Ier, le baron Jean-François Maucombe, général de brigade, ayant participé aux campagnes révolutionnaire et impériales.
Sous Louis XVIII, Auguste Fessard, riche fermier grâce à la ferme de Savigny devenu maire d'Aulnay, s'installe dans la maison. En 1874, le domaine est mis à la disposition de la Mère Victorine Le Dieu de La Ruaudière pour y abriter son orphelinat. Puis, les propriétaires se succèdent les uns après les autres. Ils sont ingénieurs ou industriels et représentent la nouvelle bourgeoisie. Enfin, en 1950, la mairie achète le domaine.
Le bâtiment est orné de belles cheminées anciennes. Il est réalisé en briques et pierres blanches aux angles. Une cour séparait la maison de maître des écuries. Celles-ci seront détruites en 1983. Le laboratoire construit par Berthollet est transformé en cuisine par la famille Gainville. Une chapelle accolée à la maison laissera place à un jardin d'hiver. Néanmoins, l'apparence du bâtiment reste cohérente malgré les remaniements et les restaurations.
Aujourd'hui, la maison Gainville accueille le siège social du CAHRA (Cercle archéologique et historique de la région d'Aulnay-sous-Bois) qui a oeuvré pour sa sauvegarde et de nombreuses expositions.
Jérôme Charré




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