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RER B : retour d’expérience d’Aulnay Environnement sur les incidents du 15 janvier dernier

24 février, 2014 à 7:02 | Posté par

retour AEAprès la « version officielle » mise en ligne par le STIF du retour d’expérience voyageurs concernant les incidents sur la ligne B du RER le 15 janvier dernier, Aulnay Environnement nous transmet son propre retour d’expérience, à télécharger en cliquant sur l’image ci-contre.

Dans sa réflexion, l’association insiste plus que le STIF sur le volet humain de la question et revient sur l’origine des incidents, la « découverte par la police ferroviaire vers 8 heures d’un « bagage » oublié dans le train à proximité d’Aubervilliers« . On peut ainsi lire :

« La décision prise (par qui ?) de vider les voyageurs avant de mettre le train en voie de « garage » a provoqué le retard cumulé de nombreux trains en pleine voie pour certains. 

(…) Nous n’avons pas de précision ni de photo sur ce « bagage abandonné » qui devient bizarrement dans les ordres du jour un « colis piégé » : une photo aurait été utile… Nous n’avons pas eu d’informations sur les procédures ad hoc prévues : le mot « Vigipirate » résume l’information. Cela n’est pas l’objet de débat sauf à considérer que nous avons oublié les attentats meurtriers du passé. Le colis est-il oublié depuis quand ? Aurait-il pu l’être encore longtemps ? Mille questions se posent : Qu’est-ce qu’un bagage oublié ? Quelles procédures si ce bagage est en gare ? Quelles fouilles des dessous des sièges des voyageurs ? Qui prend les décisions : la police ferroviaire ? À quel niveau ? Ces « incidents » avec arrêt de tout le trafic sont t’ils traités de la même façon sur les autres lignes ou sur les TGV, TER ou lignes de métro ?

(…) Les responsables du STIF nous disent que cela n’est pas de leur ressort, dans ce cas ce n’est non plus de celui du ministre des transports mais au moins aussi de celui du ministre de l’intérieur que nous aimerions entendre (et plus) sur le sujet. Des moyens modernes de radiographies de bagages sont-ils à l’étude pour éviter ces catastrophes voyageurs ? Ils insistent surtout sur les problèmes techniques et en particulier électriques du ressort de leur point de vue de RFF. Sans doute, mais ils refusent de prendre en compte les problématiques humaines.

On nous dit que la consigne des conducteurs serait de baisser les pantographes en cas d’arrêt prolongé. La consigne est-elle écrite (pas de vraie réponse ?) Qu’est-ce qu’un arrêt prolongé ? Qui le définit et qui le fait savoir avec, pourquoi pas, rappel des consignes. Le conducteur est seul avec 1500 voyageurs: on lui demande de gérer au moins l’information qu’il reçoit, en direction des voyageurs. Cela est beaucoup lui demander peut-être ? Les procédures d’alarme radio devaient être revues (on n’a pas de nouvelles) : elles réalisent un black-out des infos. De la même façon, un signal d’alarme nécessite au conducteur (tout seul) de remonter le train et de faire patienter des milliers de voyageurs pour des raisons diverses et variées : la police ferroviaire ne peut être présente tout le temps bien sûr ?

Ces problèmes humains ne sont pas sur la table et ne seront donc jamais résolus. La journée du 15 janvier 2014 en annonce d’autres.« 

Est ensuite regrettée l’absence de tenue de comité de ligne et de commission d’enquête indépendante.

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