Travaux, Urbanisme

Ligne 16, des risques pour les bâtiments avoisinants?

9 juillet, 2020 à 14:17 | Posté par

Pour implanter une usine ou creuser un tunnel, il suffit de changer les normes…

Photo: Société du Grand Paris

Depuis plusieurs mois, les scientifiques du projet TULIP (« tunneliers et limitation des impacts sur les pieux ») sondent le sous-sol d’Aulnay-sous-Bois (93).

Le tunnelier Armelle de la ligne 16 est arrivé au niveau du site le 2 juillet. Il doit le quitter autour du 9 juillet, pour ensuite poursuivre son parcours jusqu’au Blanc-Mesnil, où il est attendu pour le dernier trimestre 2020.(…)

Le creusement opéré par l’une de ces machines reste un phénomène rarement observé dans le monde, alors que l’impact des tunneliers sur leur environnement proche gagnerait à être davantage connu, en particulier en zone urbaine dense.

Le passage d’un mastodonte de plusieurs milliers de tonnes génère en effet des déformations et des vibrations des terrains, phénomènes qui peuvent en particulier endommager les fondations sur lesquelles reposent les bâtiments avoisinants.

Sur le site d’Aulnay-sous-Bois, un dispositif spécifique a été pensé pour accueillir le passage du tunnelier Armelle. Trois pieux de mesure instrumentés de capteurs ont été installés au sous-sol, dans l’axe du tunnel : l’un au-dessus, et deux autres de part et d’autre, à deux mètres de distance. En surface, des poutres métalliques ont été amoncelées afin de simuler une charge de 240 t, équivalente à celle exercée par un bâtiment.(…)

Ce type de phénomène a déjà été étudié il y a une dizaine d’années sur des chantiers européens, en particulier en Hollande et en Angleterre. Toutefois, les zones étudiées étaient moins denses que celle d’Aulnay-sous-Bois, et les sols étudiés de nature géologique différente.

A l’époque, dans les années 2000, les résultats des études internationales préconisaient que lorsqu’un tunnelier traversait un terrain, ses avoisinants devaient être situés à une distance deux fois plus importante que le diamètre du tunnel qu’il creusait, ce qui revient à une distance de 18 m dans le cas du Grand Paris Express. Depuis, les recommandations ont évolué vers des distances plus faibles : de l’ordre de 0,5 fois le diamètre du tunnel, soit 4,5 m environ dans le cas de la ligne 16. 

Sans ces évolutions, le Grand Paris Express n’aurait peut-être pas pu voir le jour. En effet, la règle des 18 m aurait été impossible à respecter dans une zone dense comme celle de la métropole, où 3400 avoisinants ont été répertoriés rien que dans la zone d’influence géotechnique de la ligne de la ligne 16.

En outre, parmi des 3400 avoisinants, 300 bâtiments reposent sur des fondations profondes (pieux, micropieux, etc.) susceptibles d’être déformés par le passage d’un tunnelier, et soixante d’entre eux sont situés en plan à moins de 10 m de l’axe du tunnel.

Extraits d’un article du moniteur.fr

Quand on veut, on se débrouille pour pouvoir! Rappelons que l’usine « Chimirec » qui va s’installer sur le site PSA, contrairement à ce qui a été entendu lors du dernier Conseil municipal était bien classé SEVESO à Dugny. La preuve sur ce document dont nous avons tiré cette image:

Une Réponse à “Ligne 16, des risques pour les bâtiments avoisinants?”

De mémoire lors de la construction du RER B a Sevran il y’a des pavillons qui se sont effondrés

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