Education, Enfance

Les priorités du maire (3): L’éducation, rêve et réalité

22 mars, 2016 à 7:17 | Posté par

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Le maire a répété à plusieurs reprises que ses trois priorités pour la ville sont la sécurité (que nous avions traité ici), la propreté (à lire ici), et l’éducation. Notre blog s’intéresse aujourd’hui à la troisième priorité: l’éducation

Chapitre 3: L’éducation

En préambule, il nous a paru utile de nous rappeler le programme du candidat Bruno Beschizza sur les 4 volets touchant à l’éducation:

Education-ProgrammeBeschizza

L’éducation

Enfance-ProgrammeBeschizza

L’enfance

FormationEtInsertion-ProgrammeBeschizza

La formation et l’insertion

jeunesseProgrammeBeschizza

La jeunesse

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un programme met du temps à devenir réalité mais chacun pourra de lui même ainsi juger de sa réalisation…..

La municipalité n’a pas en charge les programmes scolaires gérés par l’Éducation Nationale mais concourt à une meilleure éducation de ses enfants par son action que nous avons scindée en 4 parties:

L’entretien et la construction des crèches et des écoles maternelles et primaires:

En ce qui concerne les crèches, voir notre article sur les remous qui secouent ces structures.

Si la population à Aulnay a légèrement baissé entre 2007 et 2015 passant de 83048 à 82572, les chiffres du dernier recensement ne sont pas connus et devraient au vu des nouvelles constructions augmenter. Un fait est certain, aucune construction d’école n’a eu lieu depuis bien longtemps et se posera bientôt le problème de l’accueil de ces nouveaux enfants.

Les subventions accordées aux écoles:

La municipalité verse actuellement 30€ par élève en élémentaire contre 33€ l’année passée et bien sur prend en charge par ailleurs la construction et l’entretien des locaux et la rénumération des ATSEM en maternelle.

La subvention pour les élèves du privé est de 600€ par élève (y compris les maternelles ce que n’oblige pas la loi car la commune ne doit supporter les dépenses de fonctionnement des classes maternelles et enfantines privées que lorsqu’elle a donné son accord à la mise sous contrat d’association de ces classes (article R. 442-44 du code de l’éducation)). En aucun cas l’enseignement privé ne peut être confondu avec l’enseignement gratuit, laïque et obligatoire qui lui, ne choisit pas ses élèves, accueille aussi bien les enfants en difficulté scolaire que les enfants malades ou handicapés, sans condition de ressources ni de religiosité, sans regard sur l’origine sociale ou géographique des élèves, et tente d’apporter à tous un enseignement de qualité.

Comme le dit l’Observatoire de la laïcité (dépt. 76) « Dans le cadre de la lutte pour que les collectivités s’administrent librement et puissent maîtriser leur budget, pour que toutes dispositions budgétaires, réglementaires, législatives soient adoptées afin que les fonds publics aillent à la seule école publique, il est possible sans attendre de supprimer les dépenses non obligatoires et de baisser le forfait communal dont bénéficient les écoles privées et qui répondent à des besoins particuliers. »

La mise en place des rythmes scolaires:

Est ce pour répondre aux recommandations des chronobiologistes et de certains enseignants jugeant la pause trop longue le week-end et la semaine continue comme une entrave à l’apprentissage que la municipalité a mis en place le repos du mercredi? Les établissements privés ne sont pas soumis à la mise en place des rythmes scolaires et beaucoup restent à la semaine de quatre jours, un plus qui est pour certains parents un appel vers ces établissements. Le mercredi est donc à la charge du péri-scolaire pour tous les établissements de la ville, une autre raison possible de ce choix du mercredi permettant aux enfants du privé d’être pris en charge ce jour.

Quoiqu’il en soit, cette décision controversée par certains parents proches de l’opposition municipale est reprise depuis peu par d’autres villes comme Stains.

NDLR:L’auteur de cet article a soutenu sur le net cette décision.

L’organisation du péri-scolaire:

Loin de faire l’unanimité, le choix de la ville d’externaliser cette prestation en la confiant à l’IFAC a déjà fait l’objet d’articles de MonAulnay.com (ici et ).

Les témoignages qui nous parviennent montrent que les problèmes subsistent, que beaucoup de jeunes engagés par l’IFAC et non formés sont loin de représenter aux yeux de nos enfants des modèles structurants. Malgré toute la bonne volonté de la plupart d’entre eux, le métier d’animateur comme n’importe quel métier mérite une formation et des conditions d’emploi meilleures.

Dans beaucoup d’écoles les enseignants désireux de surveiller les temps de restauration ont été écartés au bénéfice des employés de l’IFAC. Ceci pour permettre à ces derniers de travailler plus mais au détriment de la qualité de la surveillance dans beaucoup de lieux.

Certains apprécieront, d’autres moins…

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Une Réponse à “Les priorités du maire (3): L’éducation, rêve et réalité”

Tout en étant d’accord avec le fond de cet article, des points m’apparaissent incomplets, un point non correct et le point essentiel manque.
L’essentiel, c’est l’absence de PEDT d’une part en tant que plan d’ensemble concerté et évalué vers l’organisation des mutations (objectifs et indicateurs) et d’autre part, car une enveloppe annuelle de 500 000 euros serait attribuée si ce plan existait comme dans plus de 80 % des villes y compris même dans la seule mairie FN d’IDF. Comme le maire n’en parle pas, personne n’en parle !?! Par exemple, la proportion d’enfants sachant nager en CM2 et le taux de présence le samedi des enfants de parents divorcés sont des indicateurs sous un triple paillasson à Aulnay. En parallèle, il est plus facile de lever l’impôt en augmentant les tarifs que de se confronter à une évaluation.
Je peux témoigner à titre personnel de l’omerta sur les rythmes scolaires. J’ai écrit deux LRAR aux maires dont une décrivant la démarche en cours : « l’absence d’évaluation ex ante succède à l’absence d’évaluation ex post ». Je n’ai pas eu de réponse.
Le « Stains-tamarre » du maire repris dans l’article ci-dessus ne masque pas que statistiquement le mouvement du samedi vers le mercredi est plus important : http://www.leparisien.fr/val-de-marne-94/val-de-marne-le-samedi-mal-aime-des-nouveaux-rythmes-scolaires-17-02-2016-5554837.php
Le choix du samedi ne concerne que 5 % des villes en France dont 0% dans le 92 où tous les maires plutôt de droite n’auraient donc rien compris contrairement à Beschizza (je pense le contraire, vous l’aviez compris). Réduire à Aulnay l’opposition des parents d’élèves à certains proches du PS n’est pas correct. Il est dommage d’alimenter ici ce débat manichéen qui amène au final à regarder passer les trains. Je tiens plutôt à saluer la pratique du maire LR de ma commune (Poissy) : une réunion par trimestre est organisée entre un représentant des parents d’élèves par école et le maire. Ces parents sont intégrés à une mailing liste et reçoivent des infos du maire et de son adjointe lors des organisations particulières sur l’éducation (grèves, post attentats). Un bon maire cela fait la différence ! http://aulnaycap.com/2016/01/19/un-bon-maire-cela-fait-la-difference/
J’avais également souligné les bonnes pratiques du maire LR d’Aubagne dont la dette est nettement plus importante : http://aulnaycap.com/2015/04/13/rythmes-scolaires-dogmatisme-et-le-monde-merveilleux-de-martine-1ere-partie-comparaison-aubagne-et-aulnay-sous-bois/
Sur le caractère scientifique des rythmes scolaires, une étude est en cours au-delà des affirmations contradictoires des uns et des autres, surtout si l’on y intègre les aspects sociaux de la vraie vie du 21 ème siècle, et non pas le monde merveilleux de Martine : http://www.lemonde.fr/education/article/2015/09/04/rythmes-scolaires-a-quand-un-bilan-scientifique-de-la-reforme_4745811_1473685.html
Ma fille partie d’Aulnay le 20 janvier 2016 vit actuellement une expérience de retour à la normalité c’est-à-dire ce qui passerait à Aulnay avec des choix effectués comme dans plus de 80 % des communes. Il n’y a pas photo ! Mon analyse particulière vis à vis de ma fille rejoint le diagnostic en cours de la mairie PCF d’Ivry. Rangeons vraiment les débats partisans.
Les choix politiques d’Aulnay sur l’éducation mènent à une amplification des inégalités sociales comme le soulève monaulnay mais tous les mouvements d’opposition devraient analyser plus finement les impacts sociaux (rythmes scolaires, coûts et organisation des prestations) sur la vie et le budget des familles.
Par exemple dans la vraie vie : les deux parents qui travaillent pourraient redéployer le coût du centre aéré du mercredi matin par exemple vers une activité extrascolaire. Pour ma fille qui apprend à nager, c’est déjà fait !

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