Transports

Premier comité de suivi de la ligne B du RER

23 novembre, 2011 à 6:00 | Posté par

Alors que les usagers du RER B endurent des conditions de transport dégradées et dégradantes depuis la mi-septembre, en raison de la mise en quarantaine des rames MI79 rénovées pour cause d’amiante, le Parisien du 16 novembre titrait sur « La galère quotidienne des voyageurs du RER B ». Sur la même page, un encart annonçait une pétition du syndicat UNSA-Transport réclamant « des investissements à la hauteur des besoins ». Cet encart débutait en mentionnant « la fronde » qui « s’exprime sur Internet, par le biais de blogs et signatures ».

Premier comité de suivi de la ligne B

Les élus du Syndicat des Transports d’Ile-de-France se réunissaient ce jour là pour un premier (!) comité de suivi de la ligne B du RER qui devrait mettre sur les rails une feuille de… route sur l’avenir de la ligne. Jérôme Guedj, président PS du conseil général de l’Essonne et administrateur du STIF déclarait avant cette réunion:

« Il y a vraiment un problème sur cette ligne. Les voyageurs n’en peuvent plus! Il faut améliorer les choses. »

Le lendemain, Jean-Paul Huchon, président -PS- de la région et du STIF, a, selon une dépêche AFP, poussé un « coup de gueule » en conférence de presse, à propos de la situation « dégradée » du trafic des RER B et C demandant à la RATP et à la SNCF de « recevoir et d’indemniser les usagers ».

« … ce n’est pas possible de faire autant d’efforts budgétaires et politiques pour les usagers et qu’ils nous renvoient cette image d’un service dégradé »

« Si ça continue, les usagers vont s’enrager »…

« Je demande que Pierre Mongin (PDG de la RATP) et Guillaume Pepy (SNCF) respectent leur contrat avec le Stif : quand une dégradation est durable, il faut dédommager les usagers »…

« Je demande aussi aux deux présidents que les associations d’usagers soient reçues le plus rapidement possible, les usagers ont le droit de savoir ce qui se passe »

« Qu’ils (RATP et SNCF) nous disent rapidement quelles dispositions ils vont prendre pour un retour à la normale, pourquoi ça dysfonctionne. C’est la moindre des choses » a-t-il poursuivi, rappelant que le Stif était le financeur des transports mais que les exploitants étaient RATP et SNCF.

Le Stif négocie avec ces sociétés de transport les nouveaux contrats qui doivent entrer en vigueur au 1er janvier. « L’information des voyageurs et la ponctualité » seront au premier rang des discussions, a assuré M. Huchon. Le RER B est emprunté quotidiennement par 830.000 voyageurs, qui subissent retards, manque d’information, etc…

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