Transports

CDG express: Un seul candidat pour un projet difficilement rentable

2 juillet, 2008 à 21:34 | Posté par

Le projet de liaison ferroviaire directe entre la gare de l’est et Roissy avait réussi à faire l’unanimité contre lui au conseil municipal d’Aulnay. Le passage en force systématique de l’état avait même été jusqu’à rendre volontairement illisible  l’avis d’enquête publique. Aujourd’hui un seul groupement ose se lancer dans ce projet (probablement plus pour des raisons de prestige que des raisons financières, voir aussi la position de Petit Louis sur son blog aulnaysien) mais ce candidat sera en position de force pour une négociation avec l’état vu l’absence de concurrence. Ce groupement rassemble Vinci, la caisse des dépots, Axa et la filiale de la SNCF Kéolis pour l’exploitation.

Rappelons que la liaison de CDG Epress, sera une ligne privée réservée aux hommes d’affaires qui forcera le RER B à se rabattre sur deux voies. Même si la rénovation du RER B est heureusement prévue, celui-ci sera ralenti et beaucoup plus vulnérable, puisqu’une rame de RER en panne bloquera toute la ligne… mais la fluidité de la ligne B (qui est déjà en voie de saturation), ne sera plus le problème de la clientelle d’affaires qui pourra débourser 20€ pour faire un trajet de 20 minutes bien à l’abris de la population de la Seine-Saint-Denis.

Hervé Suaudeau

AFP – 01/07/08: Liaison CDG-Express: le gouvernement lance les négociations avec Vinci

Le
gouvernement a annoncé mardi le lancement des négociations avec un
groupement dirigé par Vinci dans le cadre du projet de ligne
ferroviaiCdgexpressre Charles de Gaulle Express (CDG Express), qui doit relier la
gare de l’Est de Paris à l’aéroport de Roissy.

Le groupement est
composé de Vinci Concessions, Vinci S.A, la Caisse des Dépôts et
Consignations, Axa Infrastructures Investissement et Keolis, selon un
communiqué commun publié par le ministre de l’Ecologie Jean-Louis
Borloo et le secrétaire d’Etat aux Transports Dominique Bussereau.

"Si
le dialogue est fructueux, le concessionnaire sera désigné à la fin du
deuxième semestre 2008 et le contrat signé début 2009. Sinon un nouvel
appel d’offres sera lancé", a indiqué M. Bussereau lors d’une
conférence de presse.

La ligne, d’une longueur totale de 32
kilomètres, dont huit kilomètres de voies nouvelles, ne sera mise en
service qu’après la modernisation du RER B au nord de Paris, soit "à
l’horizon 2013-2014", a-t-il ajouté, précisant que le prix du trajet
devrait être de "20 euros".

Le coût global de l’investissement à
réaliser est "d’environ 640 millions d’euros pour l’infrastructure et
120 millions d’euros pour le matériel roulant", selon le communiqué,
qui souligne que le projet sera réalisé "sans participation publique"
et "entièrement financé par les usagers".

7,2 millions de voyageurs sont attendus en 2015 et environ 10 millions à long terme (2030-2050), est-il précisé.

Quatre
trains par heure entre 05H00 et minuit relieront sans arrêt
intermédiaire la gare de l’Est et l’aéroport en 20 minutes, contre 30
minutes aujourd’hui avec le RER.

En janvier 2007, le ministère
chargé des transports avait présélectionné cinq consortiums: Vinci,
Eiffage, Bouygues Travaux publics et deux groupements conduits par des
groupes espagnols.

Seul Vinci avait répondu à l’appel d’offre lancé par le gouvernement.

Interrogé
par l’AFP, M. Borloo a reconnu que "la rentabilité (de la ligne CDG
express ndlr) ne sera pas exceptionnelle. Il y a surtout une dimension
de service public et de prestige" pour le conce ssionnaire.

"Nous
aurions préféré avoir plusieurs candidats mais les précédents d’OrlyVal
et d’Eurotunnel (qui ont coûté beaucoup plus cher que ce qui était
initialement prévu, ndlr) n’ont peut-être pas incité à l’optimisme", a
souligné de son côté M. Bussereau.

"Nous avons 20 ans de retard
en ce qui concerne Roissy. On ne peut pas laisser un aéroport de cette
nature sans améliorer la desserte ferroviaire", a-t-il ajouté.

L’aéroport
Charles de Gaulle est le deuxième aéroport européen avec 59,9 millions
de passagers en 2007, selon les chiffres du gouvernement.

Actuellement,
la voiture particulière, le taxi et le bus assurent 81% des
déplacements entre la capitale et l’aéroport, selon le communiqué.

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Une Réponse à “CDG express: Un seul candidat pour un projet difficilement rentable”

Bossant sur Roissy au T1, il est très pénible de voir les trains du RER B arriver systématiquement en retard; et c’est d’autant plus pénalisant que je commence mes vacations soit à 06h00, soit à 07h00, tout comme les dizaines d’autres personnes que je vois le matin (on est 85.000 et quelques à bosser sur Roissy).
Il n’y a pas un seul jour sans qu’un signal lumineux tombe en panne, qu’une alarme ait été tirée malentionnellement, etc etc.
Cela dit, on s’habitue aux retards.
Par contre, je pense à ces dizaines de millions de touristes qui subissent, eux aussi, ces désagréments quotidiens.
Ils se font déjà harceler par des dizaines de taxis marrons, et se retrouvent ensuite soit coincés dans des embouteillages monstres, soit bloqués sur une voie ferrée.
Il y va de la vison qu’ont ces touristes de la France.
Déjà qu’ils ont une mauvaise opinion de nous, peuple Français.. :/
Le tourisme étant, en cette période de vaches maigres, une manne non négligeable, je crois qu’il est tout de même primordial de favoriser ce secteur.
Au lieu donc de construire une ligne expresse strictement réservée aux hommes d’affaires, ne faudrait-il pas s’employer à améliorer les liaisons Paris-Roissy déjà existantes?..
Sinon, petite erreur dans le croquis, il s’agit du CDGval et non du RoissyVal, et il a été inauguré début avril 2007, non en 2006.

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