Voici une étape nouvelle que relate le journal Le Monde dans la série concernant les fermetures de classe à Aulnay et qui rompt temporairement notre pause estivale. Afin d'avoir tous les éléments en main pour lire cet article je vous propose de prendre en compte les éléments suivants:
- Vous pouvez consulter ici la liste de toutes les classes et les postes dont la fermeture est prévue.
- Il faut savoir que ces fermetures de classes sont en partie une des conséquences de la baisse de population de la ville, baisse que nous avions annoncé, soulevant la colère de l'ancien maire Gérard Gaudron dans le Parisien qui avait finit par nous fournir un droit de réponse en forme de démentis. Pourtant, rien n'y fait, cette baisse est belle et bien le résultat volontaire de la politique de rénovation urbaine de l'ancienne municipalité comme l'indique un rapport de la municipalité. Pourquoi ne pas simplement assumer?
- Ce même Gérard Gaudron, qui est député, aurait [a] agi auprès du ministre de l'éducation Xavier Darcos afin de limiter ces fermetures. Nous avons reçu un courrier d'une source non identifiée qui indiquerait que cela serait le cas mais l'information n'a pas été confirmée. Lire ci-contre cette information à mettre au conditionnel.
Modification du 18/08/08: L'authenticité de la lettre de M. Gaudron vient d'êtr'e confirmée par écrit par un conseiller municipal d'opposition. L'information n'est donc plus à mettre au conditionnel.
Hervé Suaudeau
A Aulnay-sous-Bois, les classes supprimées à la rentrée avivent les doutes du maire sur
le "plan banlieue"
Plus que du scepticisme, le sentiment d'être victime d'un marché de dupes. Comme si l'Etat reprenait d'une main ce qu'il n'avait pas encore donné de l'autre. Gérard Ségura, maire (PS) d'Aulnay-sous-Bois, ville de 81 000 habitants au coeur de la Seine-Saint-Denis, dénonce les "contradictions extraordinaires" entre les annonces encore virtuelles de la secrétaire d'Etat à la ville, Fadela Amara, sur le plan "espoir banlieue" et la réalité des suppressions de postes de fonctionnaires décidées par le même gouvernement dans les quartiers sensibles. En particulier dans l'éducation nationale.
Sur le fond, l'élu ne critique pas le contenu du plan annoncé par Nicolas Sarkozy en février et dont le gouvernement a présenté les modalités d'application lors d'un comité interministériel à la ville (CIV) le 20 juin à Meaux. "Leurs annonces sont intéressantes et marquent une volonté de progrès. Mais on reste pour l'instant dans du déclaratif", explique M. Ségura. Et, de fait, quand on interroge la préfecture de Seine-Saint-Denis sur les applications concrètes du plan, non de manière générale mais sur une ville précise, comme Aulnay-sous-Bois, personne n'est en mesure de répondre. "C'est encore trop tôt, cela démarre à peine", relève, un peu gêné, le service de presse.
Les restrictions budgétaires, elles, sont bien concrètes. Dans ses projections pour la rentrée, l'éducation nationale a fait état de la suppression programmée d'une dizaine de classes à Aulnay, ville dont le revenu moyen n'a cessé de diminuer depuis 1990 et qui se caractérise par l'existence de plusieurs quartiers classés "sensibles". Un des territoires les plus durement touchés par les émeutes de 2005 et qui a connu plusieurs épisodes de violences depuis.
L'inspection d'académie justifie sa décision par la diminution de la population scolaire dans les cités concernées. "La rénovation urbaine a conduit à la destruction de tours. Les immeubles qui seront reconstruits seront moins élevés, ce qui signifie moins d'enfants", explique Daniel Auverlot, inspecteur d'académie. Lequel insiste sur le respect des seuils maximums d'élèves avec, par exemple, moins de 23 élèves par classe en élémentaire. Et met en avant l'obligation de l'Etat de répondre aux hausses d'effectifs prévisibles dans d'autres parties du territoire.
Pour l'élu, en revanche, cette vision de court terme risque d'être contre-productive. Il cite l'exemple du développement des écoles de la seconde chance, promis par Fadela Amara. "Cela s'appuie sur le constat, bien réel, des difficultés subies par les jeunes sans qualifications, souligne M. Ségura. Mais si on supprime des moyens à l'école aujourd'hui, on prépare une nouvelle génération de jeunes sans qualifications. Et donc une nouvelle génération de plans banlieues dans dix ou vingt ans, qui coûteront beaucoup plus cher que les postes supprimés aujourd'hui !"
Luc Bronner
Article paru dans l'édition du 13.08.08.





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Une Réponse à “Les classes supprimées d’Aulnay font écho dans Le Monde (Note modifiée)”
Bonsoir,
Je n’arrive pas à vous écrire par le lien « nous contacter donc je passe par ici !
Je vous confirme l’authenticité de la lettre de M. Darcos pour en avoir lu l’originale. Effectivement, le Député Gérard Gaudron a bien eu un entretien au mois de juillet dernier.
Bonnes vacances si c’est le cas ou bonne rentrée si c’est fait !
Cordialement
Sèverine Maroun
Conseillère !!
PS: Je sais que vous avez vos infos directes « Hôtel de Ville », mais si toutefois je peux me rendre utile afin de faire avancer le « chmilblik » plus vite sur des interrogations de ce style , je me tiens à votre entière disposition.