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À Aulnay, une autre approche du RSA pour «sortir de la logique du guichet stigmatisante»

18 mars, 2026 à 17:54 | Posté par
A l'agence locale d'insertion d'Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), le 19 janvier 2026. (Cyril Zannetacci/Libération)

Grâce à une expérimentation qui recentralise le financement du revenu de solidarité active, le département le plus pauvre de France métropolitaine a pu doubler ses investissements pour l’insertion de ses bénéficiaires et créer des agences où on sort de l’isolement.

Bamba, sourire automatique et rire communicatif, est de celles qui se font passer après. Cette agente de nettoyage a travaillé longtemps avant de se retrouver contrainte de se consacrer à ses enfants pendant plus de dix ans. Une fois ces derniers devenus grands, Bamba n’est pas parvenue à retrouver un emploi, et cela faitdix ans qu’elle perçoit le revenu de solidarité active (RSA), entrecoupé de courtes périodes d’emploi. Elle a donc été un peu déstabilisée quand l’agence locale d’insertion (ALI) d’Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) lui a dédié du temps. «Lorsque la caisse d’allocation familiale m’a contactée pour m’orienter vers les ALI il y a un an, je ne savais pas que ces lieux existaient. Je ne suis pas venue ici pour rien !» lance-t-elle, installée dans la cuisine de l’agence d’insertion où elle a rendez-vous pour faire le point sur sa situation. Ce lundi de janvier est une journée spéciale pour Bamba : cela fait exactement deux mois qu’elle a repris une activité dans un restaurant traiteur.

Source : Libération

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