Suite à notre article sur les rivières illustrée d'une carte provenant des documents de René-Augustin Bougourd avec laquelle il illustrait ses cours, celui-ci nous envoie les renseignements suivants
Cette carte est une interprétation d’une carte de 1740. (on ne peut donc y voir le canal de l’Ourcq, creusé sous le Premier Empire) Elle cherche à faire apparaître, en fonction de leur mise en valeur sans doute depuis le Haut Moyen Âge, la nature des sols à Aulnay, d’où son premier intitulé « les sols à Aulnay ».
L’intérêt principal est de faire percevoir l’importance du réseau hydrographie sur notre commune. Tout le long de ce réseau, les terres sont humides, et n’étaient pas propices à la « grande culture », celle des « terres de labours » pour les céréales, en jaune sur la carte.
En revanche, le long de la Morée et du Sausset, en raison d’une humidité constante, les terres avaient pour vocation d’être des jardins et des prairies, ce qu’exprime la toponymie, avec « la Fontaine des prés ». Aulnay était ainsi renommé autrefois pour son élevage de moutons mérinos.
Une rivière étant un organisme vivant, son débit est variable. En fonction des saisons et de la pluviométrie, se succèdent naturellement étiage et basses eaux dans le lit mineur, crues et hautes eaux dans le lit majeur. Si ces rivières sont aujourd’hui invisibilisées dans des conduites souterraines, elles nécessitent tout de même une gestion du débit, et on se demande aujourd’hui si ces rivières canalisées sont correctement gérées.
Nos ancêtres n’étaient pas idiots. Si les aristocrates n’ont pas invité les paysans d’autrefois à défricher la forêt au sud d’Aulnay pour augmenter leurs revenus, c’est parce que le sol y était gorgé d’eau, tout un réseau de ruisseaux alimentant le Rouailler, avec de nombreux étangs et un zone marécageuse dans le sud-est de la commune. Les vieux Aulnaysiens se souviennent des nombreuses inondations dont ont souffert au siècle dernier les lotissements installés sur les sols forestiers.
Notre inquiétude aujourd’hui est la croyance aveugle en la toute-puissance des techniques de construction, qui conduit les élus et les promoteurs à croire que l’on peut indéfiniment ignorer les réalités naturelles. À force de perturber la circulation souterraine des rivières et la diffusion de la nappe phréatique, nous craignons que les Aulnaysiens ne fassent les frais de la course au profit et aux taxes foncières.
René-Augustin Bougourd, professeur d’Histoire-Géographie au lycée Jean Zay de 1985 à 2010.






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