Santé, Sécurité, Seine-Saint-Denis

Vers une meilleure prise en charge psychologique des policiers en détresse dans notre département?

4 décembre, 2020 à 9:11 | Posté par

Un fait qui ne doit pas être minimisé


Bondy (Seine-Saint-Denis), ce mardi. Le Pr Patrick Chariot est le chef de service de l’unité médico-judiciaire à l’hôpital Jean-Verdier. LP/Nathalie Revenu

Si les événements relatés par les médias montre que la police est gangrenée par des policiers violents, haineux ou ripoux, les agressions contre ses représentants est un fait réel qui doit aussi être pris en compte.

A l’hôpital Jean-Verdier de Bondy, le médecin Patrick Chariot veut créer une structure d’accueil pour les policiers victimes de violences, où ils pourraient s’exprimer plus librement et sans crainte d’être jugés.

C’est une souffrance peu connue et, la plupart du temps, silencieuse. En 2020, 412 policiers victimes de violences ont été examinés à l’unité médico-judiciaire (UMJ) de l’hôpital Jean-Verdier à Bondy (Seine-Saint-Denis). Ils étaient 397 en 2019 et 405 en 2018.

Si ces statistiques ne sont pas exhaustives, et ne prennent pas en compte les conséquences psychologiques de ces violences, elles donnent une idée de l’ampleur du phénomène.(…)

C’est en partant de ce constat que Patrick Chariot, chef de service de l’UMJ, a lancé un projet de consultation dédiée. Elle s’apparenterait à une consultation privée totalement déconnectée de l’institution policière et n’interviendrait pas dans l’urgence. «Nous passerions d’une logique administrative et judiciaire à une logique de soins et de prévention», explique le professeur.

Pour les policiers victimes, la question de la discrétion est l’un des obstacles majeurs à la prise de parole face aux soignants.(…)

Il y a aussi cette difficulté supplémentaire pour les victimes : «Si un policier déclenche beaucoup de procédures, cela pourra être considéré comme un mauvais signal par leur hiérarchie», précise la psychologue. [NDLR: Anabel Vega] (…)

Malgré ce constat alarmant, le projet du P r Chariot attend toujours l’accord de l’AP-HP (Assistance publique-Hôpitaux de Paris). 

Extraits d’un article du Parisien

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