Covid-19, Santé, Transports

Vers un port du masque obligatoire dans les transports, mais qui les fournira?

23 avril, 2020 à 23:23 | Posté par

Pas de masques, pas de transports. L’idée fait son chemin. Après Edouard Philippe dimanche dernier, c’est au tour d’Emmanuel Macron, lui-même, d’aborder le sujet. Ce jeudi, lors d’une téléconférence avec vingt-deux maires, le président de la République a lâché cette petite phrase « Il faudra probablement imposer le port du masque. »…

Reste plusieurs interrogations. « Tout le monde veut imposer des masques, mais personne ne dit qui va les distribuer, constate Bastien Berthier, délégué Unsa-RATP. Les agents ont dû se battre pour en avoir. » …

Extraits d’un article du Parisien

Une Réponse à “Vers un port du masque obligatoire dans les transports, mais qui les fournira?”

– Info Le Parisien Économie

Coronavirus : les buralistes vont vendre des masques réutilisables

A partir du 30 avril, des masques homologués destinés aux professions non médicales et au grand public seront disponibles chez les buralistes. Prix unitaire envisagé : 5 euros. (Prix non définitif et juste indicatif)

«Notre volonté, c’est d’être utile», affirme Philippe Coy, le président de la Confédération des buralistes.

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Par Matthieu Pelloli
le 23 avril 2020 à 18h19

Opération « protégeons les Français chez les buralistes ».

Le réseau des 24 500 buralistes, resté ouvert pendant la crise sanitaire, s’est organisé pour mettre à disposition du grand public des masques de protection d’ici peu. Objectif? « Être un acteur du déconfinement, aider les Français à se protéger », détaille Philippe Coy, le président de la Confédération des buralistes.

« Forts de notre maillage territorial, nous souhaitions être au rendez-vous pour permettre à tous nos compatriotes de s’équiper, insiste la Confédération, dans les grandes agglomérations mais aussi dans les petits villages. Nous avons travaillé en étroite collaboration avec Agnès Pannier-Runacher, la secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Économie. Nous privilégierons dans les premiers jours la vente aux professionnels de proximité — l’artisan, le plombier, le petit patron, le boulanger, le boucher, etc. — pour aider au redémarrage de l’économie, puis nous servirons les particuliers tout de suite après. »

«Gare aux arnaques»

L’offre sera disponible dans les bureaux de tabac à partir du 30 avril. Charge à chaque buraliste, dès à présent, de passer sa commande sur la plateforme mise à disposition par la Confédération. Celle-ci référence plusieurs entreprises auprès desquelles acquérir des masques, ce nouvel or blanc.

« L’intérêt, c’est d’échapper aux sites exotiques et aux nombreuses sollicitations actuelles, insiste Philippe Coy, alors que nos boîtes mail sont inondées de propositions frauduleuses, appuyées sur des certificats douaniers bidon… ». « Gare aux arnaques ! », insiste-t-on justement au ministère de l’Économie et des Finances, où la répression des fraudes comme Tracfin, la cellule antiblanchiment de Bercy, sont sur les dents.

«Notre objectif n’est pas de faire de la spéculation»

Les masques seront vendus aux alentours de 5 € l’unité. Cher ? « Comme tout le monde, les buralistes souffrent la crise, mais notre objectif n’est pas de faire de la spéculation sur les masques, insiste Philippe Coy. Avec cette opération, nous sommes au cœur de notre ADN : celui d’un commerce d’utilité locale. Le prix de 5 € correspond à celui d’un masque en tissu normé, lavable et réutilisable une vingtaine de fois. J’ajoute qu’il est fourni avec une notice d’explication, il ne s’agit pas d’un masque suspect, vendu à la sauvette sur le trottoir… ».

Le groupe Chargeurs, premier opérateur textile français, est un partenaire de premier plan du dispositif des buralistes. Les masques mis en vente seront notamment de la marque Lainière Santé — issus des laboratoires du Groupe Chargeurs.

Produits et assemblées en France et en Europe, ils sont composés « de plusieurs technologies textiles étudiées pour leurs effets barrières filtrants et respirant », indique l’entreprise sur son site Internet. Bien sûr l’initiative des buralistes risque de faire tiquer les pharmaciens, « mais notre volonté, c’est d’être utile, pas de vendre des médicaments », démine Philippe Coy.

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Autres sources

https://www.lepoint.fr/sante/coronavirus-des-masques-bientot-vendus-dans-les-bureaux-de-tabac-23-04-2020-2372678_40.php

https://www.huffingtonpost.fr/entry/coronavirus-masques-buralistes_fr_5ea1d911c5b6395826b8bb11

https://www.rtl.fr/actu/debats-societe/coronavirus-des-masques-reutilisables-bientot-disponibles-dans-les-bureaux-de-tabac-7800436221

https://www.lefigaro.fr/conso/les-buralistes-vont-vendre-des-masques-reutilisables-a-partir-du-30-avril-20200423

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