Economie, Emploi

PSA supprime 196 postes à Aulnay-sous-Bois

2 janvier, 2012 à 21:35 | Posté par

Ci-dessous, un article de La Tribune, concernant la suppression de 196 postes sur le site PSA d’Aulnay-sous-Bois, ainsi que l’annonce d’autres suppressions de postes pour d’autres sites de la firme :

« Lors du comité d’entreprise extraordinaire du mardi 20 décembre, PSA a confirmé son plan de 5.000 suppressions d’emplois en France, dont 1.900 postes en contrat en durée indéterminée (CDI) chez le constructeur lui-même. Le reste frappe des intérimaires et des postes chez les prestataires extérieurs.

Avec 196 postes supprimés, le site d’Aulnay, en région parisienne, est très touché, proportionnellement à ses 3.600 salariés. Viennent ensuite le site breton de Rennes (224 emplois supprimés sur 5.800) et l’usine franc-comtoise de Sochaux (346 sur 12.000).

« Il n’y a pas de plan social. Aucun licenciement n’est prévu. L’objectif principal, ce sont des reconversions internes au niveau des métiers et des sites, accompagnées de primes de mobilité et d’installation ainsi que d’une prise en charge du déménagement », précise le constructeur. « 10 millions d’euros seront consacrés au volet formation en 2012 », ajoute le groupe. N’oublions pas que PSA produit encore 39% de ses voitures en France (sur neuf mois 2011), contre 18,5% chez Renault et un tiers en Allemagne pour Volkswagen !

Philippe Varin, patron de PSA, a d’ores et déjà annoncé une « perte significative » pour le groupe au second semestre. PSA a vu ses immatriculations de voitures particulières reculer de 8% en Europe (sur onze mois). Mais ce recul marqué, le plus fort des constructeurs européens hormis Fiat, n’explique pas tout.

Manque de rentabilité

Le manque structurel de rentabilité de PSA provient notamment du fort pourcentage de fabrication des petites voitures dans l’Hexagone. Philippe Varin expliquait récemment que le coût de revient est inférieur de 10% en… Slovaquie. D’où l’avenir très incertain du site d’Aulnay au-delà de 2014, année où devrait prendre fin la fabrication de l’actuelle Citroën C3. Dans un communiqué, la CGT voit d’ailleurs, dans les suppressions de postes annoncées mardi sur ce site, « l’application du plan de fermeture de l’usine, qui est prévue une fois l’élection présidentielle passée ». »

Source : La Tribune.fr

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