Education, Social

Le service minimum testé jeudi dans les écoles

22 janvier, 2008 à 15:00 | Posté par

Aulnaysousbois__ecole_primaire_le_p
Jeudi 24 janvier aura lieu la grève des enseignants qui protestent notamment contre la suppression des 11 200 postes dans l’éducation nationale et pour leur pouvoir d’achat.

Aulnay-sous-Bois, comme dix autres villes de la Seine-Saint-Denis, expérimentera le service minimum d’accueil dans les écoles maternelles et élémentaires mis en place par une circulaire du 8 janvier dernier. Il sera a priori assuré par du personnel d’animation fourni par la mairie. Cette dernière sera dédommagée par l’état sur des crédits qui devraient être prélevés à partir des retenues effectuées sur les salaires des enseignants grévistes. En Seine-Saint-Denis, seules des mairies de droite se sont lancées dans cette expérimentation qui implique une convention de trois ans avec le ministère. Cette convention  pourra probablement requérir une délibération du Conseil Municipal.

Le service minimum, que beaucoup de parents trouveront tout de même pratique, pose en définitive beaucoup de questions. En effet cette expérimentation est très critiquée par les syndicats qui estiment
que ce processus est destiné à briser la grève. D’autres mairies,
favorable au service minimum, estiment que les mairies n’ont pas à se
substituer a l’état en cas de défaillance de ses agents.

Hervé Suaudeau

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15 Réponses à “Le service minimum testé jeudi dans les écoles”

le principe d’un service public est qu’il doit être rendu. combien de fois avons nous du les uns et les autres trouver des solutions pénibles pour nos enfants ! combien de fois les parents ont demandé à la ville de trouver une solution de substitution ?
casser la grève serait faire cour à la place des enseignants absents ce qui n’est pas le cas. il s’agira de garder les enfants en attendant la reprise des cours, comme l’aurait fait n’importe quel grand-parent, ami ou autre. cela se fera dans des locaux adaptés et avec des personnels habitués à s’occuper des enfants.
une bonne nouvelle pour les aulnaysiens…

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M. Cannarozzo,
Effectivement cela facilite les choses pour les parents.
Toutefois, il est dommage que le courrier du Maire à ce sujet ne soit arrivé qu’hier dans les boîtes aux lettres.
Beaucoup de parents ont déjà pris leur précaution et je ne sais si cet accueil aura beaucoup de succès (a tout le moins cette fois-ci).
Par ailleurs, je souhaite savoir comment cela va se passer pour la restauration (il semble que le personnel concerné soit en grève aussi)? Et comment cet accueil sera facturé aux familles (notamment pour la restauration) ?
Cordialement,
S.GREGOIRE

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Pour ma culture, combien y a t’il eu de mouvement de grêve en 2007 sur Aulnay? Quel a été le pourcentage de grèviste? combien d’école ont été complétement fermé?
Quand j’étais dans le passé, parent élu au conseil d’école, j’ai souvenir que les enseignants non grèvistes s’organisaient pour accueillir les élèves des enseignants grèviste (puisque les enseignants grévistes devait prévenir 48h à l’avance les parents et il est vrai demandaient aux parents qui avaient des possibilités de garde de garder leurs enfants) dont les parents travaillaient.
Qu’apporte de plus la mise en place de ce service minimum ?

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Jean Dugas secrétaire du SNUipp/FSU Aulnay | 23 janvier, 2008 à 12 h 06 min

En réponse à la question du service minimum, vous trouverez ci-dessous la lettre envoyé par le SNUipp (syndicat majoritaire des enseignents du 1er degré)aux Maires du département.
Pour ce qui concerne Aulnay, le Député Maire met autant de zéle à appliquer le service minimum qu’à approuver les 11500 suppressions de postes dans l’Education Nationale pour la prochaine rentrée.
Il ne trouve rien à redire au fait que le Ministre différe à après les élections municipales la préparation de la carte scolaire (ouverture et fermeture de classe)qui a lieu d’habitude en janvier et qui est donc reporté à la mi-mars.
Cette décision va désorganiser la préparation de la rentrée, perturber la passation des commandes scolaires, désorganiser l’affectation des enseignants dans les écoles.
Sur le fond, il s’agit de différer à après les élections les conséquences désastreuses que vont avoir ces suppressions de postes qui sont l’un des motifs de la grève.
Qu’importe… Il vaut mieux parler service minimum…
Le Maire ne réussira pas à briser l’unioté entre les enseignants et les parents d’élèves qui s’est toujours réalisée lorsqu’il s’est agi de défendre notre école publique et laïque.
Au lieu de répondre aux besoins pour que l’école soit celle de la réussite de tous les élèves, il se livre à une opération de propagande en envoyant un courrier timbré (donc l’argent des contribuables)à toutes les familles des quelques 11000 élèves scolarisés dans les écoles de la ville. Ce alors que toutes les écoles ne seront pas fermés…
Les parents d’élèves jugeront…
Jean Dugas
Secrétaire de la section d’Aulnay du SNUipp
Bobigny, le 11 janvier 2008
A Mesdames et Messieurs les Maires
de Seine Saint-Denis
Service minimum:
Appel solennel aux maires de Seine Saint Denis
et à la population
Madame, Monsieur le Maire,
Le ministère de l’éducation nationale, faute de postes d’enseignants en nombre suffisant, est incapable d’organiser le remplacement des maîtres absents dans notre département, ce qui conduit les élèves à s’entasser dans les classes chaque jour dans des conditions invraisemblables, notamment au mois de décembre 2007, et il ose parler de « service minimum » !
Alors que sont annoncées deux heures d’enseignement en moins chaque semaine pour tous les élèves à la rentrée 2008, avec pour conséquence des fermetures de postes notamment dans les RASED lors des prochaines rentrées scolaires (les deux heures en moins pour les élèves étant transférées aux enseignants pour prendre en charge les élèves en difficulté), le gouvernement ose parler de « service minimum » !
Alors qu’il repousse les opérations de carte scolaire après les élections municipales, programmant ainsi délibérément une forte désorganisation de la rentrée prochaine…Le gouvernement ose parler de service minimum !
Le gouvernement met en difficulté les municipalités en leur imposant la responsabilité de l’ouverture des écoles les jours de grève avec tout ce que cela comporte. Demain, dans le cadre des politiques globales locales éducatives ira-t-il plus loin ? Les municipalités qui ont tenté de mettre en place les années passées de tels systèmes ont vite mesuré les risques qu’elles prenaient en termes de responsabilité en prenant de telles décisions. D’ailleurs les personnels municipaux étant aussi en grève le 24 janvier, qui les maires vont-ils installer sur cette mission qui réclame du professionnalisme ?
La seule réponse qui peut être donnée à cette grave attaque du droit de grève des personnels est que la grève du 24 janvier soit massive et qu’un maximum d’écoles soient fermées. Nous demandons solennellement aux équipes municipales attachées au droit constitutionnel, à la République, au droit des travailleurs, de ne pas briser la grève des enseignants et de ne pas accepter ce transfert de responsabilité lourd de conséquence pour l’avenir.
Nous appelons la population à soutenir les enseignants en venant à leur rencontre et en participant aux actions qui vont être menées pour défendre une école au service de tous et de la réussite de leurs enfants.
Pour la réussite de tous les enfants, pour les moyens nécessaires à l’Ecole Publique en Seine Saint Denis
Rassemblement
devant l’Inspection Académique
le Jeudi 24 janvier 2008 à 11h
ENSEMBLE, PARENTS, ELUS, ENSEIGNANTS,
Pour protester contre la casse du Service Public d’Education et pour réclamer les créations de postes nécessaires
Nous vous prions de croire, Madame, Monsieur le Maire, en notre attachement au service public d’éducation.
Pour le SNU.ipp/FSU 93,
le secrétaire général, François COCHAIN

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Entre les agents municipaux potentiellement grévistes et le choix du personnel qualifié qui devra gérer la journée, je préfére parce que j’ai le choix, conserver mon mode de garde habituel. (à titre expérimental, comme dans le courrier de M. Gaudron
Je saurai au moins qui garde ma fille et dans quelle condition.

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franchement pas gonflée votre dernière réaction monsieur Burlot ! vous n’avez jamais utilisé les services municipaux qui gardent vos enfants le midi, le soir, le mercredi après-midi, ou je ne sais encore à quelle autre occasion ? croyez vous que nous allons mettre en place un tel service avec des personnels qui n’auraient pas les qualifications pour encadrer des enfants ? vous semblez ignorer que des textes législatifs régissent l’encadrement des enfants et que nous nous y soumettons , notamment pour les questions de sécurité. je trouve tout simplement votre remarque méprisante pour tous ceux qui tout au long de l’année remplissent ces missions. mais ils sauront s’en souvenir.
quand au snuipp, si c’est tout (11 000 sur 1 200 000, ca fait combien ?) … on voit à lire ce papier qu’il n’y a plus de syndicalistes dignes de ce nom mais des politiciens déguisés en syndicalistes. ca fait plus propre sur le cv …
pour les parents qui eux s’interrogent légitimement, je veux dire que ce service minimum n’a pas de cout supplémentaire pour eux. il est là pour répondre aux parents qui n’ont pas de solutions. cela ne change rien à la grève puisque ce service assure une garde dans de bonnes conditions mais pas d’enseignement. il n’y a donc pas de concurrence avec les professeurs.
la difficulté réside dans le fait de dimensionner ce service en fonction du nombre de grévistes, information qui bien sûr ne nous ait pas communiqué. voilà pourquoi le courrier arrive si tard, car nous avons cherché à dimensionner au mieux les effectifs nécessaires.
bien sûr il y aura des grévistes un peu partout y compris dans nos personnels mais nous ferons avec comme nous l’avons toujours fait. le service minimum, on pratique dans nos services depuis longtemps et cela n’a jamais tuer personne ni enterrer les revendications des personnels. mais il est vrai que certains préfèrent la culture de la confrontation à celle de la négociation…
enfin monsieur Defait, je n’ai pas les réponses à vos questions, car nous ne sommes pas l’éducation nationale. mais avec les amis que vous y avez je suis sur que vous pourrer nous éclairer. toutefois je veux vous dire que 2007 n’est pas forcément l’unité de référence, et que si l’on se projetait sur les 3 dernières années je ne suis pas sur que votre démonstration tienne aussi bien que vous le pensez.
voilà il me semble plutot important à l’heure ou tout le monde considère que l’encadrement des enfants est une priorité se réjouisse de ne pas laisser les parents sans autre solution que ne pas travailler. je rappelle qu’une grève à pour fonction de ramener aux négociations l’employeur et les représentants des salariés et pas de priver les autres qui n’y sont pour reien de travail. depuis trop longtemps, certains s’arrogent le droit de de pénaliser les autres pour résoudre leurs problèmes qu’ils sont incapables de résoudre tout seul. et pour quel résultat ? nul.
la légitimité des revendications des agents que je pourrais parfaitement partager n’autorise pas tout.
la fin ne justifie pas les moyens, c’est valable pour tout le monde…

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Je tiens par ce message à soutenir le principe du service public pour la garde de nos enfants lors des grèves d’enseignants. En effet, notre fils scolarisé en maternelle au Bourg 2 a certe une enseignante efficace mais gréviste à chaque mouvement et il n’est pas facile de prendre un jour encore à cause d’une grève des fonctionnaires ou de la SNCF etc …..
surtout lorsque vous travaillez dans une société privée qui ne vous fait aucun cadeau.
Il faut que ce projet reste car nombreux sont les parents qui n’ont pas toujours de solution à part celle de prendre un RTT ou un jour de Congé Payé ( encore un jour perdu à cause de gréviste !!!!! ).
C.D.

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Il y a longtemps que je n’avais pas vu autant d’écoles fermées. Voila le premier effet de cette missive de réclame éléctoraliste du premier élu de la commune . N’est elle pas a la limite de la légalité en pleine période des municipales ? Je le félicite pour son soutien a l’école publique dont on sent qu’il est un ardent défenseur.

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Cher Mr Cannarozzo
Ne vous sentez pas agressé quand on pose simplement des questions et qu’on fait part de son expérience passée, je trouve votre remarque concernant « la demande à mes amis » déplacée.
J’ai personnellement, pour habitude, pour me forger une opinion, d’avoir au moins quelques infos qui permettent de cerner un problème si tant est que ce problème existe, sinon on reste simplement dans l’idéologie, le dogmatisme et la polémique. Et si je voulais polémiquer j’écrirai simplement qu’il est plus facile de résoudre des problèmes qui n’existent pas plutôt que de résoudre les vrais problèmes, mais ce n’est pas mon propos.
Par contre votre réponse pose d’autres questions, puisque à priori cette substitution de service se fait sans connaissance du nombre de gréviste, comment est donc dimensionné ce service ? par conséquent comment est géré l’accueil des enfants le matin ? après cette journée de grêve quel est le retour d’expérience ?
Jusqu’en 2004/2005 les enseignants grévistes prévenaient les parents qu’ils seraient en grève 48h à l’avance.
Par ailleurs vous dites que certains s’arrogent le droit de priver d’autres, qui n’y sont pour rien, de travail ; il serait intéressant de pousser le raisonnement jusqu’au bout et de voir que d’autres encore, privent de moyens et de revenus ceux qui se lèvent tôt pour travailler.
Les pigeons on les plume et les moutons on les tond.
Cordialement

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Laurent Comparot | 25 janvier, 2008 à 14 h 45 min

Il s’agit avant tout d’une étrange conception de l’éducation que partagent ensemble Messieurs Sarkozy et Darcos, qui reduisent le problème de l’éducation à un simple problème de garderie. Le service minimum en cas de grève dans l’éducation consisterait à faire en sorte que des enseignants se substituent à des enseignants grévistes. Ce qui n’est évidemment pas le cas dans le système mis en place ce jeudi.
L’ambiguité est d’autant plus vive que ce service de garderie est organisé sur les lieux mêmes du savoir, dans les écoles de la République.
En bon affidé zélé, Monsieur Gaudron a mis en place à la va-vite ce service (en substance son courrier est fort vague : on ne sait pas qui gardera vos enfants, où ils seront gardés, combien d’enfants seront gardés).
Derrière le désir de rendre service aux parents, pointent vite les arrières pensées politiciennes ultralibérales : casser les grèves des enseignants, punir les fonctionnaires.
La cynisme de Darcos est extraordinaire : les grévistes ne toucheront pas leurs salaires (ce qui est la règle commune) mais en plus, ils seront chatiés car ces mêmes salaires serviront à payer les salaires des gens qui casseront leur grève.
Si on appliquait le même genre de principe moral à des employés du secteur privé, cela reviendrait à dire qu’en toute bonne conscience on les licencie tous et qu’on les remplace par d’autres salariés moins qualifiés et moins bien payés. Vous aimeriez cela ?
Comme le signale fort justement Petit Louis, le mouvement de grève a connu une forte mobilisation exacerbé par ce dispositif cynique et méchant (j’avais jusqu’à présent jamais connu une fermeture totale de l’école de mon quartier. c’était le cas ce jeudi).

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Désolé monsieur Defait, ma réponse à vos propos n’avait pas pour but de vous vexer. même si vous faites actuellement la campagne de mon adversaire, cela ne m’empeche pas d’avoir de l’estime pour vous.
nous avons calculé les effectifs en fonction des grèves passées, les grévistes étant très souvent les mêmes. de plus nosu avons identifié dès le matin, les besoins et répartit le personnele en fonction de la demande. rassurez vous il n’y a rien d’exceptionnel la-dedans.
ce que je trouve vraiment désolant, c’est d’entendre vociférer ainsi sous des prétextes politiques pour une action qui n’a pour but que de soulager momentanément des gens qui en ont besoin.
l’objectif d’une grève est d’établir un rapport de force avec son employeur, là c’est toujours avec les usagers. et les usagers les plus touchés sont les plus défavorisés (parent isolé, etc). ainsi à vercingétorix, quartier plutot sympa, il y avait beaucoup moins d’utilisateur qu’à croix rouge, ou les enfants étaient eux contents d’être là et en ont spontanément remercié leur maire. eh oui.
chacun a le droit de soutenir ou non ce conflit, et d’avoir une solution de rechange publique quand on n’a pas les moyens d’en avoir une autre. de quel droit peut-on obligé tout le monde à être d’accord et solidaire ce conflit. qui en suit un autre, et un autre et un autre…
aux enseignants de trouver d’autres méthodes pour se faire entendre que ces méthodes passéistes d’affrontement. avec leur bagae intellectuel, ça ne doit pas être difficile de trouver une autre idée.
quant à monsieur Comparot, en « bon affidé zélé » (comme vous dites) de Gérard Segura, vous oubliez que les écoles de la république sont le patrimoine de la ville, que des personnels communaux y travaillent chaque jour et que vos grand mots peinent à cacher le vide de vos propositions.
de plus tout salaire est du pour une tache effectuée, et tant qu’il n’est pas versé ce n’est pas un salaire mais l’argent du contribuable. qu’il soit redistribué vers d’autres agents qui eux ont travaillé en plus, c’est fort légitime.
enfin votre caricature du secteur privé vous place nettement à l’époque de la lutte des classes du siècle dernier. poursuivez vous finirez par en sortir…

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Le Ministre de l’Education Nationale a frappé à Aulnay-sous-Bois (93)
A1ors que 65% des enseignants du premier degré de la commune étaient en grève (dont 9 écoles fermées), le Ministre de l’Education Nationale a osé « débarquer » dans deux groupes scolaires de la ville (Ecoles Vercingétorix et Croix Rouge) accompagné du Député –Maire et de l’aréopage journalistique.
Le Ministre s’est exprimé sur A2 sur le thème « ce sont des écoles précaires et défavorisées » alors que l’une d’elles est une des écoles à plus forte « mixité sociale » de la Commune.
L’objectif de cette « descente » n’était nullement de répondre aux légitimes revendications des enseignants mais de vanter les mérites du « service minimum ».
A l’occasion de sa « descente », alors que plus de 90% des enseignants du groupe scolaire étaient en grève, il a osé remercier une enseignante « non-gréviste », par ailleurs, solidaire des revendications des grévistes, d’être « fidèle à son poste »…
Comme si les grévistes n’étaient pas fidèles à leur métier…
Pour le Ministre, le « service minimum » n’est pas d’assurer le minimum , à savoir, créer les postes budgétaires nécessaires pour remplacer les enseignants absents, mais de remplacer auprès des médias, les enseignants grévistes…
Il investit Aulnay s’en investir dans le service public d’éducation de cette ville.
Pour notre part, nous continuerons à revendiquer le service « maximum » permettant la
réussite scolaire pour tous et les moyens indispensables pour y aboutir (abaissement des effectifs par classe, en premier lieu en ZEP, plus de maîtres que de classes, RASED, postes de remplaçants, …)
Monsieur le Ministre s’agite… les besoins de l’école publique et laïque demeurent…
Jean Dugas
Secrétaire de la section d’Aulnay du SNUipp (93).

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cher monsieur cannarozzo
Une fois de plus nous n’avons pas la meme conception de la société…
ne pensez-vous sincérement que le service minimum, porte une atteinte au droit de gréve ?
justement puisque vous parler de « l’intelectuel » des maitres d’écoles, si ces personnes se sont mises en gréve c’est avant tout et pour tout pour DENONCER les futures fermetures de classes et suppression de postes auxquelles ils vont etre confrontés, et appliquer le service minimum revient quelque part à etouffer leur mouvements et surtout à faire un GROS coup de pub electorale à notre deputé et futur ex-maire (chose pour laquelle je prie Dieux tous les jours)…
Je tiens aussi à tirer mon chapeau à tout le personnel enseignant des écoles de la ville, qui effectue son travail dans des conditions difficiles, et qui se battent avant tout et pour tout POUR LA REUSSITE DE NOS ENFANTS!!!!
Quant à nous parents, il est vrai que ces greves peuvent à coup sur nous handicaper, mais nous nous devons d ‘etre solidaires de ces mouvements, meme si pour certains d entre nous il nous est difficile de s’organiser dans ces moments là, mais cette gréve, c’est pour que nos enfants puissent apprendre dans de meilleurs conditions, et que le personnel enseignant ait de meilleurs conditions pour apprendre à nos enfants…
Encore une chose monsieur canazorro, pour rendre service à ces parents en difficultés auxquels vous faites allusion, la ville et ses services concernés pourraient TELLEMENT MAIS TELLEMEEEEEEEEENT faire de choses…mais bon prendre la « défense »des parents en difficultés ca fait « bien »…surtout en ce moment…

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ben voyons, la ville déploit du soutien scolaire, des locaux et des subventions aux associations qui en font également. nous finançons le dispositif « coup de pouce » et de « réussite éducative » pour les enfants qui ont du mal. on met du personnel de la ville concernant TOUS les projets sportifs ou culturels des écoles. on finance même des projets des collèges et lycées qui sont en dehors de notre compétence administative. nous sommes la seule ville du département qui assurent depuis plus de dix ans l’accueil des enfants handicapés à l’école !
quant aux parents qui finance donc les centres sociaux, les associations comme les femmes relais, la csf, et je ne sais qui d’autres tellement il y en a !
de beaucoup d’ignorance vous êtes pétri ou d’idéologie comme vous voulez. demandez donc aux enseignants qui sont à Aulnay et qui sont passés dans d’autres villes du département, voyez donc les comptes-rendus des conseils d’école ! si tout n’est pas parfait, tous déclarent avoir de la part de la ville d’Aulnay des moyens qu’ils n’ont jamais eu ailleurs.
il vous faut vraiment ouvrir les yeux et arrêter de critiquer sans proposer. d’ailleurs ou sont vos propositions ?
quant au snuipp, votre guerre du « toujours plus » vous perdra. à vous croire c’est la pénurie ! vous faisiez déjà grève il y a 25 ans quand j’étais au collège-lycée à Aulnay. à l’époque déjà vous disiez que c’était l’enfer. 25 ans de grèves plus tard vous voilà au même point avec les mêmes discours. ça ne vosu chagrine pas de voir que vous n’arrivez à rien avec ce genre de méthode ? qu’est-ce que vous apporte cette culture du conflit perpétuel ? rien mais bon cela fait bien quand on est syndicaliste …
changez de disque et de méthode, peut-être redeviendrez-vous crédibles dans vos revendications.

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Laurent Comparot | 8 février, 2008 à 14 h 08 min

Un petit retour sur le service minimum.
Dans l’école primaire de mon fils, il y avait trois personnels encadrants pour 15 enfants. Convention ou pas convention, sur cette école précise, les contribuables aulnaysiens ont du mettre la main à la poche.
Ah, j’oubliais. Ce jour là, le programme scolaire c’était télévision toute la journée…
Espérons que cela a au moins permis à monsieur Gaudron d’engranger des voix.

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