
Ce n'est que la suite de ce que nous vous informions il y a peu.
La situation se dégrade chaque jour un peu plus au service des urgences de l'hôpital intercommunal Robert Ballanger d'Aulnay, en Seine-Saint-Denis. Il ne s'agit pas là du Covid, mais d'un manque de moyens et d'effectifs.(...)
Tout a commencé dimanche dernier. Lorsque les infirmiers, en sous-effectif, et en manque de moyens, ont dû prolonger leur vacation de 12h supplémentaire, soit 24 heures d'affilé. Ils en sont ressortis usés et écœurés par la maltraitance infligée aux patients : Isabelle*, infirmière, cite notamment cet homme, qui a fait plusieurs crises d'épilepsie, dans un coin, à l'insu des soignants : "Il était au départ dans une salle de déchoquage. Il en a été sorti pour libérer la place, et a été installé dans le couloir, sans surveillance. Cette personne aurait dû être transférée dans un service de neurologie. Ce que nous ne sommes pas du tout : nous sommes dans un service d'urgences ! Mais elle est restée là, allongée durant des heures, livrée à elle-même, faute de place en neurologie." (...)
Pour palier ce manque de personnel des urgences, en arrêt, la direction a déprogrammé des opérations chirurgicales, ce que nie l'ARS, qui écrit que "dans le cas du CH d'Aulnay, il s'agit de trouver du personnel mais en aucun cas de déprogrammer des opérations chirurgicales". Et pourtant, la direction de l'hôpital confirme bien les déprogrammations. L'objectif étant d'assigner les soignants du bloc opératoire aux urgences, alors que le métier n'est pas le même, explique Isabelle, infirmière urgentiste : "Travailler aux urgences demande des compétences particulières. Nous devons avoir les bons gestes pour palier par exemple un arrêt cardiaque, une hémorragie, ou un accident vasculaire cérébrale ; nous devons injecter des drogues et des médicaments". "Ce que ne sait pas faire une infirmière dont le quotidien consiste à servir un chirurgien au bloc. Si vous l'envoyez aux urgences, elle ne saura pas établir les bons diagnostics, avoir les bons réflexes. Elle ne sait même plus perfuser. Car ce sont des soins qu'elle ne fait plus !", poursuit Sarah*, infirmière également en arrêt. (...)
Avant de se mettre en arrêt de travail, le personnel soignant paramédical des urgences de Robert Ballanger a prévenu à plusieurs reprises la direction et lancé une dernière alerte, le week-end dernier. Mais le cadre d'astreinte, représentant la direction en congé, leur a répondu par téléphone, depuis son domicile : "Changez de métier, si vous n'êtes pas capable de gérer une situation de crise."
Source: francebleu.fr




13 février 2026 :L’auteur de l’attaque aux Champs Élysées serait un Aulnaysien
13 février 2026 :Une opération de police bloque le Vieux Pays
13 février 2026 :Hadama Traoré ne communiquera plus sur la campagne électorale
13 février 2026 :RER B, aucun train ce week-end !
13 février 2026 :Gare d’Aulnay, fermeture des guichets du 16 au 20 février
13 février 2026 :Nouvelles des alentours – vendredi 13 février 2026
12 février 2026 :« Aulnay à vélo » questionne les candidats
12 février 2026 :Une agence immobilière en ligne n’incite pas à investir dans notre village
12 février 2026 :Aulnay Environnement répond à l’EPT « Terres d’Envol »
11 février 2026 :KDF, un sigle vanté par Hadama Traoré bien dangereux [MAJ]
11 février 2026 :Trafic de stupéfiants : 12 interpellations, 40 kg de cannabis et 125 000 euros saisis dans notre village
11 février 2026 :Suite à un de nos articles, droit de réponse de EPT Paris Terres d’Envol
11 février 2026 :« Portrait de femmes », une expo au Parc du Sausset
10 février 2026 :Un élève du lycée Voillaume poignarde et blesse un camarade à la gorge
10 février 2026 :L’inauguration du City Stade de Chanteloup vu par un de nos lecteurs
10 février 2026 :Imrane Aissaoui en tête du bilan français sur 800m