Le face-à-face risque d’être tendu. Ce vendredi après-midi, des membres du comité de soutien «Justice pour Théo» - du nom de ce jeune homme grièvement blessé par des policiers il y a un an à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) - vont manifester devant le siège du syndicat de police Alliance, à Paris. Ils répondent à l’appel du collectif citoyen «la Révolution est en marche» et entendent dénoncer ce qu’ils estiment être une «campagne de propagande contre Théo» de la part du syndicat.
Extrait du Parisien
Ce syndicat a en effet pris une position très partisane n'hésitant pas à mettre en cause médias et Théo lui même.
Les conclusions des expertises menées suit à la demande du Juge d'Instruction ne font que renforcer la colère des proches de Théo.
Un long article très intéressant à ce sujet est paru dans le média" lundi matin" à lire dans son entier en cliquant ici dont nous vous donnons la conclusion:
En conclusion : avec l’affaire de Sivens et le décès de Rémi Fraisse, nous avions déjà vu que finalement, s’il existe des règles théoriques d’usage des armes (il était question alors d’une grenade offensive) pour les forces de l’ordre, ces règles cèdent en pratique lorsque les conditions idoines n’en sont pas réunies : une grenade ne se jette normalement pas en cloche sans un minimum de visibilité, mais, voyez-vous, il y avait un grillage et il faisait nuit donc ce gendarme n’avait pas vraiment le choix et il convient de l’absoudre. Ici, c’est précisément le même raisonnement que fait sien l’« expert » du Ministère de l’intérieur : le pauvre policier a certes usé d’une « certaine force » et a certes fait un usage du bâton télescopique en estoc ce qui ne paraît tout à fait conforme aux règles classiques, mais il avait affaire à quelqu’un qui se débattait ; donc finalement il conviendra, lui aussi, de l’absoudre. Dans le cas de Rémi Fraisse, les juges, au moins, assumaient totalement ce raisonnement ; ici une étape supplémentaire est franchie : ils demandent tout simplement à un membre du Ministère de l’intérieur de leur dire ce qu’un policier est en droit ou non de se permettre en terme de violence lors d’une opération. En d’autres termes, ils ne font rien moins que déléguer, sans plus aucune recherche d’artifice, leur pouvoir d’appréciation à la Police, et il est difficile de ne pas repenser à cette formule de Michel Foucault selon laquelle les juges « servent au fond à la Police de fonctionner ».






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Une Réponse à “Des proches de Théo devant le syndicat Alliance ce vendredi”
Nul n’a le droit de légitimer la violence policière envers un citoyen !
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