Histoire

Une famille à Aulnay en 1920 (2)

10 janvier, 2018 à 8:16 | Posté par

Photo: http://www.pbase.com

Suite de notre histoire dont le premier numéro est ici.

« Aulnay, c’était la campagne. Au bout du jardin, de l’autre côté du ruisseau, c’était Sevran et ses champs de blé. A l’automne, les chasseurs venaient tirer les lapins jusque sous nos fenêtres.

Dans le petit ruisseau qui, plus loin allait se jeter dans la Morée près de l’actuelle rue du pont David, l’eau était claire. Mon père y faisait pousser du cresson. Au printemps, nous attrapions des têtards et à le leçon de choses, le maîtresse ne m’apprenait rien sur la métamorphose des grenouilles.
Vers 1925-26, la plaine derrière chez nous est devenu le lotissement des Primevères. Nous avons su plus tard que le lotisseur était la maison Berheim avec, comme représentant pour Aulnay et Sevran le cabinet Briard. Nous avons eu l’avantage d’avoir une borne fontaine rue de la bienfaisance donc plus près de celle du Soleil Levant.

Au bout de l’avenue Voillaume, c’était encore les champs (le lycée n’était pas encore construit, ni le nouveau cimetière, encore moins les Beaudottes..). Sevran, à droite de l’autre côté du ruisseau, et Villepinte au delà, avec le sanatorium qui ressemblait à un château médiéval au milieu de son parc. » (L’actuel Hôpital Balanger)

Leur maison n’est à cette époque qu’une masure en bois, le pavillon verra le jour plus tard,nous en reparlerons.

« Mes parents ont fait construire une maisonnette en bois, car ma mère ne travaillant plus, le salaire de mon père ne suffisait pas pour bénéficier de la loi Loucheur. Cette maison surélevée de deux marches ne comprenait que deux pièces principales, la salle à manger et la chambre de mes parents et une plus petite où il n’y avait que le place du lit du lit de mon frère. Il n’y avait pas l’eau courante à l’intérieur, cela changeait de Paris où maman avait le robinet sur l’évier, ni salle de bain évidemment, ni le tout-à-l’égout. Pour la toilette, tout se passait dans la cuisine. Maman me mettait les deux pieds dans une cuvette et me savonnait au savon de Marseille. »

 

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