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Les « policiers menteurs » d’Aulnay-sous-Bois : un magistrat visé

29 décembre, 2011 à 14:30 | Posté par

Dans un précédent article, la rédaction revenait sur le procès des policiers ayant délibérément signé de faux procès verbaux, le 9 septembre 2010, à la suite d’une interpellation. Le Figaro nous apprend également qu’un magistrat serait également visé suite à des propos injurieux vis à vis de la police nationale. Ci-dessous, l’article :

« Le ministre de la Justice a demandé au Conseil supérieur de la magistrature (CSM) de « rejuger » en formation disciplinaire un magistrat du parquet de Bobigny qu’il avait « relaxé », une démarche sans précédent, a révélé mercredi Mediapart. Il s’agit du vice-procureur de Bobigny Jean-Dominique Le Milon, qui avait assimilé lors d’un procès les méthodes des policiers prévenus, qui avaient accusé à tort un automobiliste d’avoir renversé l’un d’eux, à celles de la Gestapo.

Le Syndicat de la magistrature (SM, gauche) s’est immédiatement dit « consterné » par cette initiative du ministre, Michel Mercier, « un précédent scandaleux » qui démontre selon lui « la soumission du ministre de la Justice aux pressions du ministre de l’Intérieur ».

L’agenda du CSM comporte effectivement pour jeudi 15H l’examen d’un « projet de décision motivée du garde des Sceaux concernant M. Jean-Dominique Le Milon, vice-procureur de la République près le tribunal de grande instance de Bobigny, suite à l’avis émis par le Conseil le 8 décembre ».

Sollicité, le ministère de la Justice n’avait de son côté pas confirmé en fin de journée que ce nouvel examen du cas de M. Le Milon était dû à une contestation de l’avis initial du CSM.

En novembre 2010, au procès de policiers qui avaient accusé à tort un automobiliste d’avoir renversé l’un d’eux à Aulnay-sous-Bois, le vice-procureur avait déclaré: « la police française, ça ressemble un peu à la Gestapo dans ce dossier », provoquant la colère des policiers présents dans la salle.

Saisi par la ministre de la Justice de l’époque, Michèle Alliot-Marie, le CSM avait estimé que les propos du procureur ne visaient pas la police dans son ensemble, mais des policiers délinquants dans un dossier particulier, rappelle Médiapart. A l’issue du procès en première instance, les policiers avaient été condamnés à de la prison ferme, peines transformées en appel, le 15 décembre dernier, à de la prison avec sursis.« 

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