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Conseil municipal du 16 octobre (2/3): L’audit financier des satellites

24 octobre, 2008 à 18:09 | Posté par

Auditfinancier2008b
L’une des raisons pour laquelle ce conseil municipal a tant duré (comme le précédent d’ailleurs), est qu’il a démarré par une présentation et un débat durant deux heures autour d’un nouvel audit financier. Une fois n’est pas coutume, mais nous devons nous en féliciter, cet audit a été très rapidement mis en ligne sur le site de la municipalité.

Huit structures satellites de la ville étaient dans le collimateur (PIM, Mission Ville, Semad, M2E entreprise, M2E expansion, M2E emploi, M2E ressources, M2E initiative). Le point principal concernait les structures de la M2E dont les relations entre entités ont été soigneusement décrites.

Cet audit a conclu sur une "organisation complexe" des structures, a pointé la faible contribution financière de Villepinte, l’augmentation des charges du personnel, les pistes d’optimisation qui existent et les risques de dérapage et de déficit (lire les diapositives de présentation de l’audit).

Le maire, Gérard Ségura, devant ces "dérapages" a déclaré avoir bloqué certains paiements. Françoise Bovais-Liégeois, l’adjointe chargée des finances, a dénoncé des "déperditions financières et une opacité" de ces structures qui sont pour elle un "démembrement de l’administration".

Jacques Chaussat, conseiller municipal d’opposition, conseiller général, ancien adjoint aux finances et ancien président de la M2E, a répondu sur d’une façon inabituellement vindicative pour cet élu habituellement très calme. Il a dénoncé des "amalgames inacceptables" de cette présentation et a exigé réparation. Il a parlé aussi de "confidentialité bafouée", de sentiment d’"abus de pouvoir et de gestion de fait" et a directement menacé d’action pénales le maire.

Ce dernier, qui lui-même avait déjà porté plainte au pénal concernant les indemnités de départ des cadres de la M2E, a jugé la réponse de M. Chaussat "pas sérieuse" et a déclaré qu’il ne se "laisserait pas intimider par des menaces". Il a déclaré que l’organisation actuelle de la M2E faisait "perdre de l’argent bêtement‘.

Le débat a porté sur de très nombreux détails contestés de part et d’autre. En définitive, un sentiment inhabituel d’agressivité s’est dégagé… de quoi être bien réveillé pour les 4h40 de conseil qui suivaient!

Vous pouvez retrouver les débats sur internet ici (le serveur ne semble plus être en panne).

Hervé Suaudeau

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5 Réponses à “Conseil municipal du 16 octobre (2/3): L’audit financier des satellites”

Jacques Chaussat comme moi même n’est pas vindicatif mais offensif. nous ne nous laisserons pas intimider par des « plaintes » sans fondement de la part de gens qui ne font même pas la différence entre la gestion des services municipaux et des associations qui sont juridiquement sont indépendantes et liées à la ville uniquement par une convention d’objectifs.
en ignorant cela, le maire se met en situation de gestion de fait et va malheureusement en subir de lourdes conséquences. c’est juste de l’amateurisme.

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France Puyjoubert | 27 octobre, 2008 à 21 h 27 min

Cet article est un bonne synthèse des éléments majeurs du dernier conseil municipal, à savoir les subventions municipales accordées aux Associations satellites de la ville . En effet en tant que citoyen aulnaysien, nous avons eu accès enfin, à des informations concernant d’une part la participation de chacun des subventionneurs (ville d’Aulnay et de Villepinte, Etat, Région etc …) dans le budget de ces Associations. D’autre part, les choix opérés en termes de dépenses par ces Associations subventionnées pour certaines à plus de 80% par des fonds publics ! A ce titre nous avons réalisé également que l’ancienne équipe municipale, garante je rappelle de l’exécution du budget, a tenu sous perfusion financière ces Associations ; alors que le bilan quantitatif de certaines semble, a priori, bien loin des attentes des aulnaysiens. Je vous invite à écouter en ligne de le conseil municipal car les sommes annoncées sont à mon humble avis plus qu’indécentes! Le pire c’est que pour certaines d’entre elles, je n’ai toujours pas bien saisi le retour sur investissement pour les aulnaysiens.
A priori Monsieur CANNAROZZO, l’analyse de la gestion de ces Associations ne vous pose aucun problème éthique en cette période de récession économique où bon nombre d’aulnaysiens sans emploi, sans formation, sans réel projet d’insertion n’arrivent plus à joindre les deux bouts. Je pense que la réalité des chiffres et la rigueur de l’analyse de cet audit ont le mérite de mettre à jour des comportements anti-démocratique et dangereux pour l’avenir financier de note ville .
Cordialement,
France PUYJOUBERT

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Madame Puyjoubert,
Sans être partisan (et j’espère que vous même vous n’êtes pas partisane), je ne pense pas que la situation financière de notre ville est si catastrophique que certains nous laissent à penser.
Il y a certainement des dysfonctionnements. Pour moi-même effectuer des Audits dans un autre domaine, il y a toujours des améliorations à effectuer, que ce soit au niveau des dépenses, des méthodes…
Le dernier Audit montre en effet que les associations vivent grâce aux subventions. Que la M2E ou la Mission ville nécessite de l’argent public pour fonctionner, cela ne me dérange guère. Ce que je souhaiterai c’est plutôt un bilan humain, c’est-à-dire combien de personnes ont réussi à se réinsérer dans le monde professionnel grâce à ces outils.
M. Chaussat a parlé de plus de 1 000 personnes lors du dernier conseil municipal. Un nouvel Audit (encore un autre, j’espère que cela ne reviendra pas trop cher au contribuable Aulnaysien) confirmera ou non ses propos.
Sans être un juriste et un financier, je crois savoir que toute personne retrouvant un emploi permet à la ville de récupérer une somme d’argent proportionnelle au salaire (surtout via les impôts locaux, si quelqu’un pouvait me confirmer). Il faudrait donc faire un bilan sur ce qu’à couté ces associations, et combien cela à apporter à la ville grâce aux impôts (et surtout, demander à ceux qui ont utilisé ces outils s’ils sont satisfaits).
Enfin, je ne veux pas polémiquer, mais j’ai une proche qui a travaillé pour la M2E, et par conséquent, sans pour autant tout connaître, je connais certains dysfonctionnements liés au fonctionnement des différentes entités liées à la M2E. Espérons que ces dysfonctionnements soient résolus dans un avenir proche (quand je dis dysfonctionnement, je ne dis pas que cela ne fonctionnait pas, bien au contraire, mais que certains mécanismes méritaient à être corrigés, selon les propos de ceux qui ont travaillé là-bas).

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madame Puyjoubert,
il semble que vous soyez très mal informée, laors je vais essayé de vous expliquer.
ces associations ne sont pas des associations ordinaires: ce sont des associations auxquelles on déègue par une convention une partie de la politique publique. cela se fait comme cela souvent pour des secteurs d’activité qui ne sont pas du domaine direct de l’action municipale et qui permet d’avoir des financements que la ville elle-même ne peut pas recevoir. c’est le cas pour les entités m2e, pim et mission ville. il y a des tas d’exemples de ce genre qui font partie du fonctionnement normal de toutes lescollectivités locales. il n’y a donc là rien de dangereux et d’anti-démocraitque comme vous le dites. d’ailleurs je ne crois pas que le maire ait dissous la moindre de ces associations.
c’est bien normal qu’elles soient de fonds publics puisque c’est lui qui fixe par convention les missions. d’ou voudriez vous que viennent les fonds ?
quant aux choix opérés pour dépenser comme vous dites, il faut les juger à l’aune des résultats et rien d’autre. et si aulany avait l’une des meilleures baisses de chomage du département ces 3 dernières années (chiffres anpe) ce n’est surement pas pour rien.
mais je suis sur que vosu aurez à coeur de me démontrer la décence de l’augmentation de 365 000 e des élus qui eux n’avaient même pas encore commencé à oeuvrer.
enfin je ne crois pas que cet audit nous ait appris grand chose puisque il ne met rien en face des chiffres. et comme vous semblez oublier que la presse économique a toujours situé notre ville parmi les mieux gérées de France, ainsi que le derneir audit bien plus important de la cour des comptes, qui notait la grande rigueur de notre gestion, je me permet juste de vous rappeler que l’auditeur actuel ne travaille jamais que pour celui qui le paie, c’est-à-dire le maire actuel … juge et partie peut-être, non ?

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Madame Puyjoubert,
il suffit de lire la page 4
NB :
1) FCL n’est pas un cabinet d’expertise comptable ni un cabinet d’avocats…
2) … mais un cabinet de conseil et d’assistance aux collectivités locales doté d’une expertise financière et juridique
bref rien de transcendant à part le prix.

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