Une bonne nouvelle pour les dealers?

La Compagnie de Sécurité et d' Intervention basée à Aulnay-sous-Bois a fait l'objet de plusieurs articles sur notre blog depuis les supposées dérives de certains de ses membres. Un de ces policiers s'est confié au Parisien, extraits:
Le Parisien a pu s'entretenir avec Patrick (le prénom a été modifié), un des 150 policiers qui exercent, encore, au sein de cette unité, malgré l'annonce de leur dissolution, et qui se retrouvent plus sollicités que jamais en cette période.(...)
"C'est une catastrophe. On ne sait pas où on va aller. Tout le monde est impacté. Rien est avéré. Nos quatre collègues ne sont même pas jugés. Nous ne savons pas précisément de quelles affaires il s'agit. Nous n'avons même pas de version officielle... En juin, une semaine après l'annonce de la dissolution par le préfet de police de Paris, notre directrice (NDLR, Valérie Martineau) est venue nous voir en nous disant : « Vous dégagez dans quinze jours ». On a tous été traités comme des criminels. Tout le monde est mis dans le même sac... Nos vestiaires, nos camions ont été sonorisés (NDLR, placés sur écoute)....
On a plus envie de travailler sur le 93 et prendre des risques pour se retrouver à l'IGPN. Avec l'étiquette qu'on nous a collée, comment peut-on travailler ? On a mis sur la CSI une étoile jaune. On ne fait rien. Le chiffre qu'on ramène, c'est zéro. On sort juste pour cramer de l'essence. On n'intervient pas. On se promène dans nos camions... Désormais, moins on en fait, mieux c'est...
Le préfet Lallement est allé très vite en besogne. Il faut verbaliser. C'est le chiffre qui compte. C'est le signe que tout va bien alors ! Nous attendons la réunion du comité technique en décembre qui nous dira ce que l'on devient. On nous dit que nos missions vont changer : il y aurait plus de sécurisation et moins d'interventions dans les cités sur le trafic de drogue. Mais personne ne se rend compte qu'avec nous, les dealeurs se tiennent tranquilles.
Le matériel est comme nous. Nous sommes obligés de nous acheter des étuis pour nos armes. Les camions sont pourris. Ils ont 200 000 km au compteur. La nuit, il nous est arrivé de tomber en panne sur l'A86 et d'attendre le dépanneur jusqu'à pas d'heure. Et aussi de perdre une porte en roulant. Je me dis maintenant : j'ai une famille, c'est tout ce qui compte pour moi."




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