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Le pavillon abritant des femmes violentées qui gêne la municipalité.

12 mars, 2021 à 23:37 | Posté par

Une violence municipale

L’association « Un toit pour elles » n’aurait surement pas voulu autant de publicité sur le lieu où étaient hebergées des femmes victimes de violences mais les médias commencent à s’interesser à ce qui semble être un abus d’autorité de la part de la municipalité. Actu.fr revient sur cette affaire dont les réseaux sociaux montrent leur désapprobation sur l’action « coup de poing » de la municipalité.

Ce pavillon, qui est loué, permet de loger cinq femmes en situation difficile. Pour habiter ici, elles doivent répondre à plusieurs obligations : avoir des preuves de démarches administratives, entretenir la maison et verser 10% du RSA (50€) pour celles qui le touche. Le président de l’association, Mohamed Jemal, explique que tout cela est très contrôlé. (…)

« Je n’ai absolument pas été prévenu, on m’a demandé aucun document. A la mairie, on m’a dit qu’une situation d’insalubrité avait été dénoncée par des bénéficiaires, après on m’a raconté que c’était un contrôle d’hygiène et de sécurité et enfin qu’il y avait une suspicion de squat« , explique Mohamed Jemal. L’homme s’interroge concernant ces trois mobiles qui sont totalement différents les uns des autres et il dénonce « des motifs fallacieux ».(…)

De son côté, la municipalité d’Aulnay-sous-Bois, déclare que le premier contrôle a eu lieu suite à la plainte de riverains dénonçant un « squat ».

Il est difficile de croire que les riverains sont à l’origine de l’action de la municipalité. Ce serait, comme nous l’avons déjà dit une première.

8 Réponses à “Le pavillon abritant des femmes violentées qui gêne la municipalité.”

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Naïma Ghalmi | 13 mars, 2021 à 0 h 01 min

Ça a tout l’air d’une bavure cette histoire !

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Naïma Ghalmi | 13 mars, 2021 à 0 h 21 min

Il y avait des terroristes ? Si non, je crois que c’est une bavure municipale, sur ordre de qui ?

La perquisition est une mesure d’enquête qui consiste à rechercher des preuves de toutes sortes dans un lieu privé. La procédure est encadrée et se déroule sous le contrôle d’un officier de police judiciaire ou d’un juge. Les règles sont différentes pour les perquisitions visant certains locaux, en matière de crime organisé et de terrorisme. Elles concernent notamment les horaires, la présence et l’accord de la personne visée, la saisie des preuves, l’assistance d’un avocat.

C’est clair non ?

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Je suis scandalisée que l’on puisse jeter l’opprobre de façon publique et spectaculaire sur une association, ses bénévoles, ses donateurs et son président qui consacrent leur temps et leur énergie à venir en aide et au secours de femmes que la vie et la société ont mises à terre !

Je mets totalement en doute la version de la municipalité qui affirme que  » des bénéficiaires se seraient plaint de l’insalubrité des lieux  » ! Certaines vivaient dans la rue ou dans des caves pour se protéger des agressions et des viols. Nul doute que ce pavillon remis en état après plus de deux mois de travaux n’est certes pas un hôtel 4 étoiles, mais assure pleinement sa fonction d’hébergement et représente un havre de paix sécurisant et propre pour ces femmes confrontées aux trottoirs et aux pas de portes sales, aux caves sans lumière….

Pour avoir visité les lieux et y avoir organisé des ateliers de savoir-faire au bénéfice des pensionnaires, j’affirme que ces allégations sont purement mensongères et peuvent faire l’objet d’une plainte pour calomnies publiques ! Et franchement je doute que les femmes hébergées, trop heureuses de ne plus vivre dans l’insécurité et les menaces de la rue, aient pu se plaindre de l’insalubrité des lieux.

On devine derrière la multiplicité des motifs donnés pour justifier à postériori cette intrusion choquante et probablement peu conforme aux règles de droit les plus élémentaires dans une habitation privée, que la municipalité a manifestement outrepassé ses prérogatives et que la procédure d’intrusion n’a jamais été ordonnée ni par un juge, ni par un officier de police judiciaire !

Cette association qui agit concrètement sur le terrain pour mettre les femmes à l’abri de la rue et qui ne perçoit aucune subvention institutionnelle ne peut agir, pour l’instant du moins, que grâce aux cagnottes mises en ligne et abondée par des dons privés. Elle a été honteusement traitée comme si ses bénévoles étaient des malfaiteurs !

Cependant la vérité qui se cache derrière cette perquisition musclée et abusive, c’est que la mairie et les riverains assez malhonnêtes et lâches pour affirmer sous anonymat qu’il s’agit d’un squat, ne veut clairement pas de ce centre d’hébergement implanté sur la ville, encore moins dans un quartier pavillonnaire proche des transports en communs qui assurent une liberté de déplacement pour leurs démarches sociales et administratives aux femmes hébergées.

Cette municipalité n’y veut que des classes moyennes et des riches, pas des pauvres, des vulnérables ou des accidentées de la vie auxquels pourtant notre conscience et notre devoir de fraternité devraient nous enjoindre de porter assistance ! Le comble de l’histoire c’est que c’est un maire parachuté qui n’avait jamais vécu à Aulnay qui a le culot d’en chasser et d’en refouler les modestes qui y résidaient bien avant lui par toutes sortes de mesures coercitives déguisées mais bien perceptibles.
Ce maire-coucou, à l’image de son animal totem qui s’établit dans les nids d’autrui et en jette par dessus bord les habitants, incarne et illustre à merveille ce qualificatif que chacun peut désormais lui coller à la peau, en plus d’avoir démontré à quel point il dilapidait l’agent public pour des procès- baillons qui ne sont que des entraves caractérisées au droit d’expression garantit par la convention universelle des droits humains et citoyens !

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Il semblerait en effet qu’il s’agisse d’une grosse méprise de la municipalité. Cette association est reconnue et réputée comme l’en atteste le lien ci-dessous très officiel.

https://seinesaintdenis.fr/solidarite/observatoire-des-violences-envers-les-femmes/article/le-dispositif-un-toit-pour-elle-facilite-l-acces-au-logement-sur-et-perenne

Cela devient très inquiétant de voir à quel point en France on fonctionne dorénavant à l’arbitraire tant au niveau national qu’au niveau local (parfois)

Le retour au fascisme est-il programmé ?

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Et si cette association était persécutée (stigmatisée étant un terme trop faible à mes yeux) à l’instar de LNA qui faisait trop d’ombre à l’association Mille Espoirs (soutien du maire sortant Bruno Beschizza) et surtout la particularité est que les 2 malheureuses organisations avaient reçu une quelconque écoute de la part des opposants (il ne sont que 4 au conseil municipal contre 44 à la majorité) AEC ?

44 contre 4 ça ne leur suffit pas, ou faut il faire comme dans les années 30 en Allemagne…

A ce propos Les 4 de APFPF on ne les entend pas ? Ils servent à quoi ? Ils s’opposent sur quoi, même si on a entendu leur boss faire un exposé sur la dette…

À quoi sert LREM de Benjamin Giami dans cette ville ? Et Sylvie Billard elle n’a pas d’avis sur ce qui ressemble à un scandale municipal ?

Qu’on soit de droite, du centre ou de gauche. Électeur ou abstentionniste, il faut faire entendre nos voix

Pourquoi pas organiser un rassemblement de protestation devant la mairie ?

A ce propos où est Hadama Traoré ? C’est vrai qu’il s’est pascsé avec la municipalité dernièrement

Tout s’achète il ? Je ne crois pas. On se doit de réagir.

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@ Ed Fawi | 13 mars, 2021 à 14 h 19 min

La municipalité pratique en effet la discrimination envers les associations en refusant des subventions à certaines qu’elle accorde si généreusement à d’autres pour des raisons purement électoralistes.

Cela étant dit l’association  » un toit pour elles  » ne se place pas sur le terrain politique mais humanitaire et social, et à ce titre accepterait volontiers des subventions de la mairie pour acquérir un lieu pérenne plus grand qui puissent à terme devenir un lieu de vie ouvert sur la société et la citoyenneté avec offre de services aux Aulnaysiens.

Depuis le temps que l’association communique sur ses activités caritatives à la fois sur leur site, sur leur compte facebook et sur les blogs de la ville, pourquoi la municipalité en place ne s’est-elle pas portée à son secours pour l’aider et l’assister dans ses objectifs pourtant publiquement affichés ?

Oser prétendre dans son droit de réponse à l’article incriminé d’Aulnaycap que :  » les occupants dont les coordonnées ont été relevées seront quant à eux mis en contact avec des associations agrées par la préfecture de Seine Saint Denis et le bureau d’aide aux victimes de la ville d’Aulnay sous Bois pour accompagnement  » !!!

Ah oui ? C’est seulement maintenant qu’ils se réveillent et qu’ils voudraient se faire passer pour des bons samaritains ? Que ne l’ont-ils fait avant l’ouverture de ce centre d’hébergement qui répond à un manque cruel de ce type de structure, celles déjà existantes étant complètes et défaillantes à répondre aux besoins et à l’afflux !

La véritable raison c’est qu’ils cherchent des poux à cette association sous n’importe quel prétexte ( squat, insalubrité, irrégularité de la situation des femmes recueillies, allégations calomnieuses de faits présumés délictueux susceptibles d’être caractérisés pénalement etc ) pour la décourager de s’implanter à Aulnay et la faire déguerpir ailleurs ! Il n’est qu’à lire les commentaires sulfureux des trolls pro-mairie ( pierre Roussin par exemple ) pour comprendre que la municipalité ne veut que des riches et surtout pas de pauvres ni de vulnérables.

Honte à eux et à leur absence d’humanité et carton rouge pour ces nouveaux soldats d’une monarchie républicaine !

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Attention Ed Fawi, ne confondez pas l’association concernée par l’affaire du pavillon visité un toit pour Elles et le dispositif du département un toit pour elle. Étonnant non?

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@ J.Havel | 19 mars, 2021 à 23 h 23 min

Attention à ce que vous affirmez, car si vous faites l’analyse de leur compte Facebook et de ce qu’ils y publient, vous comprendrez qu’avant de parvenir à financer la location d’un pavillon en attendant de pouvoir acquérir un lieu plus grand et pérenne pour accueillir davantage de femmes, ils ont régulièrement financé des nuitées d’hôtel et / ou sollicité un hébergement chez des particuliers femmes, en mettant en relation les femmes qui leur étaient adressées par les services sociaux et des hébergeurs femmes volontaires.

 » un toit pour elles  » n’a clairement et sans ambiguïté qu’un seul objectif, sortir les femmes de la rue pour les soustraire à toutes les violences qui s’y perpétuent.

Par conséquent votre commentaire visant à laisser entendre que les actions et les objectifs de cette association seraient moins louables que celles du dispositif départemental est quelque peu sournois et calomnieux. Cela dans tous les cas n’autorisait nullement la mairie à s’introduire de force dans un lieu privé pour lequel l’association dispose d’un bail, ni par cette action abusive et musclée de jeter publiquement le discrédit sur cette association humanitaire et caritative.

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