MonAulnay ne lâchera pas l'affaire, une affaire qui est le point d'orgue d'une société qui refuse de remettre en cause les institutions qu'elle a crée. Une société prête à défendre l'indéfendable. Voici des extraits d'une tribune montrant ce que voudrait dire une requalification des faits.
Le parquet est-il bien dans son rôle, le 5 février, quand sur la foi de ce même rapport, il requalifie les faits en « violences volontaires » ? Laurence Rossignol, ministre des Droits des femmes, a bien raison de s’inquiéter : « Il serait troublant qu’on puisse identifier un viol par accident. » Pour qualifier un viol, l’intention supposée du coupable va-t-elle l’emporter sur le non-consentement avéré de la victime ?...Quand c’est la police qui viole, et quand la police des polices refuse de le reconnaître, comment ne pas voir que les victimes hésiteront plus encore à se rendre au commissariat ?...Si le déni du viol rencontre autant d’écho, c’est peut-être qu’en France on continue souvent d’associer le viol à une pulsion sexuelle à laquelle le violeur n’aurait pas su résister...
Les deux sexes sont concernés, mais il s’agit toujours de genre : le violeur traite sa victime masculine comme une femme pour mieux marquer sa domination sur celui qu’il réduit à une position supposée « féminine » ou « efféminée ». C’est bien pourquoi, de l’insulte à la violence, il y a un continuum. Les mots rapportés par Théo (« espèce de salope ») et sa famille (« regardez la fiotte il a l’anus qui saigne ») le confirment : les policiers ne se sont pas trompés sur le sens sexuel de cette pénétration. D’ailleurs, l’insulte sexiste et homophobe ne fait que redoubler l’insulte raciste (« bamboula »), dont le caractère apparemment ordinaire (donc « à peu près convenable », selon le délégué du syndicat Unité SGP Police à Paris), ne doit pas faire oublier leur logique commune : dominer, soit diminuer pour diriger. Il s’agit bien de contrôle – et ce n’est pas un hasard si le mot est au cœur de ce viol policier.
Extrait d'une tribune consultable ici.




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2 Réponses à “Théo a bien été violé, tribune de Médiapart”
Les éléments de cette tribune sont peut être encore valables, mais il serait honnête de rappeler qu’elle date d’un an (11/2/2017) et n’avait pas pour objet de répondre aux rapports d’expertise qui ont été communiqués la semaine dernière.
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Merci de votre commentaire.A vrai dire, il m’avait paru tant d’actualité que je n’avais pas regardé la date de parution. Encore aujourd’hui, il a tout son sens.
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