Conseil municipal, Démocratie, Politique, Tribune libre

Tribunes libres de Novembre

10 novembre, 2007 à 9:45 | Posté par

Chaque mois, nous publions les tribunes des groupes présents au Conseil municipal déjà publiées en fin d’Oxygène ou sur le site internet municipal. L’article 5 du règlement du Conseil municipal d’Aulnay-sous-Bois fixe à trois conseillers minimum, la formation d’un groupe. Trois groupes ont été constitués.

Groupe Union pour Aulnay (UMP, Parti Radical Valoisien, Nouveau centre, Divers droite):

Plan local d’urbanisme
Après plusieurs réunions publiques, les Aulnaysiens sont venus nombreux s’informer sur le Plan local d’urbanisme qui vous propose une projection d’Aulnay-sous-Bois pour les 15 prochaines années. La consultation des habitants est en cours, l’enquête publique se poursuit jusqu’au 13 novembre prochain, jusqu’à cette date vous pouvez faire part de votre avis auprès du commissaire-enquêteur. En plus des réunions avec les habitants, un site Internet et deux expositions, au parc Dumont et à l’hôtel de ville nous permettent de construire un projet d’avenir pour votre ville.
Conseil de quartier
Nous déplorons les démissions en cascade des élus de l’opposition, membres du bureau des Conseils de quartier.Depuis 2003, les élus d’Aulnay s’engageaient ensemble dans ces groupes de consultation avec des responsables associatifs et des particuliers volontaires. Dès l’origine, les règles du jeu étaient bien définies entre le Conseil municipal, élu démocratiquement par tous les citoyens aulnaysiens et les Conseils de quartier ayant pour but de faire émerger des questions de terrain. Nous avons toujours voulu que les Conseils de quartier et les réunions publiques soient des lieux d’échange, d’écoute et de propositions. Nous regrettons aujourd’hui, que certains aient décidé d’instrumentaliser les conseils en pratiquant la politique de la chaise vide et en même temps de se couvrir de toutes les vertus démocratiques. Mais personne n’est dupe de la manoeuvre.
Aéroville
Ce projet de centre commercial et de services de près de 100 000 m2, sur la zone aéroportuaire de Roissy-Charles de Gaulle, soulève une vive inquiétude des élus d’Union pour Aulnay, à la fois pour notre commerce de proximité, ses emplois, pour Parinor mais aussi pour l’environnement. Si Aéroville voyait le jour, il fragiliserait donc le commerce à Aulnay-sous-Bois et dans les autres communes de la Seine-Saint-Denis et du Val-d’Oise en particulier. Ce complexe, décentré du pôle aéroportuaire, aspirerait une partie de la clientèle. Une baisse du chiffre d’affaires pour les commerces à Aulnay estimée à 16 %, ferait courir le risque de nombreuses suppressions d’emplois sur notre territoire. Par ailleurs, Aéroville n’est pas sans soulever des interrogations sur les transports. Les infrastructures autoroutières ne seront pas dimensionnées pour une telle hausse du trafic. Avec surprise, nous constatons aussi dans le dossier d’enquête publique une négociation avec le Syndicat des transports d’Île-de-France, dirigée par le président de région socialiste, Jean-Paul Huchon, pour la création d’une nouvelle gare située sur ce centre. Dire que ce centre est essentiellement dirigé vers les employés de la plate-forme de Roissy est une tromperie compte tenu de la taille du centre projeté. Apportez-nous votre soutien contre Aéroville pour sauver nos commerces et nos emplois de proximité.

Groupe Avec vous, Aulnay autrement (PS, Parti radical de gauche, Les Verts):

PLAN LOCAL D’URBANISME :
L’enquête publique sur le PLU s’est ouverte avec la plus grande discrétion, le 15 octobre pour l’adoption du Plan local d’urbanisme qui va modeler, pour le demi-siècle à venir, le paysage de notre ville. Les élus de notre groupe ont fait des remarques et porté des propositions lors de la phase préalable de discussion de ce document. Nous avons noté l’absence de prise en compte des aspects de nuisances phoniques routières et aéroportuaires. Nous avons regretté la faiblesse des propositions de limitation de la circulation de transit, l’absence de dispositions protectrices des constructions remarquables. Il faut bien le dire, ces éléments n’ont été que partiellement intégrés aux règlements du PLU. Il faut bien constater que nombre d’enjeux environnementaux y sont oubliés. Si les énergies renouvelables font l’objet de contraintes réglementaires, aucune incitation à leur utilisation n’est prévue. Et nous savons pourtant bien l’enjeu d’une nécessaire limitation des gaz à effet de serre et de notre dépendance aux hydrocarbures. Les enjeux sociaux sont absents, la question du logement des Aulnaysiens à revenus modestes y est contournée. La densification en constructions des grands axes routiers y est rapidement évoquée. Mais comment ? Sous quelles conditions de qualité de normes environnementales de construction ? Avec quel souci de rendre notre ville vivable et juste ?
CONSEILS DE QUARTIER : LA DÉMOCRATIE ÉTOUFFÉE.
La loi de démocratie de proximité votée par la gauche en 2004 a rendu obligatoires les Conseils de quartier dont nos élus avaient dès la mandature précédente évoqué la nécessité. Malgré les évidentes lacunes et limites des Conseils de quartier mis en place par la majorité actuelle, nous avions décidé de jouer le jeu, d’y faire siéger les élus de notre groupe et d’appeler nos concitoyens à se porter candidats. Plusieurs élus de notre groupe,du groupe communiste et plusieurs membres des Conseils de quartier ont démissionné, la presse s’en est fait l’écho. Ils avaient maintes fois protesté contre l’enlisement systématique des suggestions et propositions qu’ils avaient présentées tout au long de leur mandat. La publication coup sur coup en juin et septembre derniers, aux frais du contribuable d’ailleurs, sous l’étiquette des Conseils de quartier, de deux publications partisanes, jamais évoquées dans la moindre réunion préalable, et ouvertement destinées à promouvoir l’image du maire et des actuels adjoints, a mis le feu aux poudres. Il n’est que de voir avec quelle inconvenante partialité sont traités des dossiers aussi sensibles que le MacDo et l’usine d’amiante… Il n’était plus supportable d’assister sans réaction à une parodie de démocratie et de cautionner une majorité qui érige en système, la substitution de la propagande à la concertation.

Groupe des Elus Communistes

LE MAIRE DOIT-IL DEVENIR À LA FOIS SHÉRIF, JUGE,TRAVAILLEUR SOCIAL, ÉDUCATEUR, POLICIER ?
Lors de la réunion du Conseil municipal de septembre dernier, la Ville d’Aulnay s’est dotée, par le vote de la majorité municipale d’un « Conseil pour les Droits et devoirs des familles. » Ce Conseil est présidé par le maire ou son représentant. La mise en place de ce dispositif soulève beaucoup de questionnements. Qui compose ce Conseil et qui décide de sa composition et du choix de ses membres ?
Quel est son rôle exact et quels sont ses moyens et ses pouvoirs ? Qui désigne les familles qui sont signalées au Conseil et sur quels critères ? Cette initiative remet en cause le fondement des politiques de prévention menées par les acteurs sociaux, les départements, les communes, les services de l’État, les Caisses d’allocations familiales. Si le système pêche, c’est uniquement par manque de moyens adéquats : un accompagnement éducatif efficace nécessite un nombre accru d’éducateurs, d’éducateurs spécialisés, la présence d’assistantes sociales dans tous les établissements scolaires… Au-delà de l’effet d’annonce de la création de cet outil, on s’interroge sur ce qu’il peut réellement apporter en matière de prévention, mais surtout sur les dangers qu’il présente. Danger d’introduire un politique dans l’accompagnement social de familles en difficulté, danger de partager le secret qui doit entourer la vie privée de ces familles. Le personnel des services sociaux est, à juste titre, inquiet sur ces aspects. Il y a un risque réel de voir la coordination faire place à la délation et de créer une confusion totale entre différentes institutions : collectivités locales, justice, Éducation nationale. Pour traiter l’urgence sociale, c’est de moyens dont nous avons besoin (moyens contre le chômage, la précarité, pour le logement social, l’école, les services publics) et non d’un « nouvel ordre social fondé sur la répression et le contrôle des individus jugés comme vulnérables ou déviants ». L’ensemble des conseillers municipaux de l’opposition ont voté contre cette délibération.
RENDEZ-VOUS MANQUÉ
Le 25 septembre, était prévue la visite à Aulnay de Mesdames Christine Lagarde et Fadela Amara. Elle a été annulée. Dommage ! Les élus communistes s’apprêtaient à interpeller les deux ministres dans une
lettre ouverte, notamment sur la politique de l’emploi et celle du logement menées par le gouvernement d’une part, et leur déclinaison au niveau local (suppression de 300 logements HLM à Aulnay, licenciement de 400 intérimaires à Citroën Aulnay).

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