Sécurité, Seine-Saint-Denis, vidéosurveillance

Gérard Gaudron nominé aux Big Brothers Awards

17 janvier, 2007 à 10:27 | Posté par

Chaque année, l’organisation Privacy International décerne, dans une quinzaine de pays, des « Big Brother Awards » aux institutions, sociétés ou personnes s’étant distinguées par « leur mépris du droit fondamental à la vie privée ou par leur promotion de la surveillance et du contrôle des individus« . Plusieurs prix seront remis: Orwell Etat & Elus, Orwell Entreprises, Orwell Localités, Orwell Novlangue, Orwell Ensemble de son Oeuvre et le prix Voltaire.

Et parmi les nominés de l’édition 2006 dans la catégorie Orwell Localités, on retrouve Gérard Gaudron, maire UMP d’Aulnay-sous-Bois, en lice avec Jöel Martinez, directeur du Groupe hospitalier du Havre, la carte Korrigo de la société des transports de Rennes (Star), le Conseil général de Haute-Savoie, le maire de Landivisiau (Finistère), celui de Ploërmel (Morbihan) et enfin, François Baroin, maire de Troyes:

La commune d’Aulnay-sous-Bois est nommée pour sa politique de la Ville, son contrat local de sécurité et ses dotations en la matière, parmi lesquelles l’acquisition du logiciel CORTO (Carthographie et Observation des Risques sur les Territoires Ouvert).

Gérard Gaudron, maire UMP à tendance sarkoziste d’Aulnay-sous-Bois ne jure plus que par la sécurité urbaine et déploie dans sa ville tous les outils préconisés par le Ministère de l’Intérieur : Contrat Local de Sécurité, vidéosurveillance, audits et « expertises urbaines »,formation des élus et des agents municipaux création d’un Observatoire de la Tranquillité Publique, et mise en place d’un logiciel de « cartographie de l’insécurité »

Ce logiciel baptisé Corto, est l’oeuvre de la société ALTHING, jusqu’alors connue comme cabinet de Conseil et de Formation auprès des Collectivités Territoriales, bailleurs, centres hospitaliers et entreprises. Corto est présenté comme un outil permettant « d’intégrer les bases de données des « co-producteurs de l’insécurité (si bien nommés !) que sont Police Nationale, Police Municipale, Pompiers , Bailleurs, Transporteurs, Chefs d’établissements scolaires… », mais aussi gardiens d’immeuble, agents d’espaces verts et travailleurs sociaux.

« En un clic », il permet par exemple de visualiser les 381 rassemblements de halls d’immeubles répertoriés en janvier 2006, et leur concentration. Ces Hot Spots, sont crés à partir de l’agrégation des données fournies par les fichiers des différents co-producteurs (STIC, SIGNA,…etc) et les renseignements qu’ils sont tenus de fournir dans des « Mains courantes », ou des « Bulletins d’Ambiance ».

La campagne de publicité « officielle » a été lancée en octobre 2006 aux Assises Nationales de la Sécurité Urbaine généreusement hébergées à Aulnay-sous-Bois, et organisées par l’Association des Maires d’Ile de France et… le Cabinet ALTHING.

Largement utilisé depuis deux ans dans le cadre du Contrat local de sécurité (CLS), Corto recense « les atteintes à la tranquillité publique » les plus diverses, des vols avec violences aux injures. Cet outil a été tardivement déclaré à la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) . Corto est présenté comme un outil d’aide à la prévention et à la décision, pour une meilleure gestion des effectifs. Ses utilisateurs restent très discrets sur des « partages d’information » qui, comme ceux préconisés par la loi Prévention de la délinquance, ressemblent à s’y méprendre à de la délation.

Pour Serge Colombié, responsable de l’Observatoire, seul habilité à manier le logiciel, il ne s’agit pas d’encourager la délation. « On ne travaille pas sur des noms mais sur des lieux d’infractions », rappelle-t-il, assurant que la charte de déontologie et le cryptage de certaines informations transmises « a rassuré les partenaires ».

(…) Un travailleur social souhaitant taire son nom explique que « ces remontées de fiches finiront par se savoir dans les quartiers et risquent d’exposer dangereusement les médiateurs et les éducateurs, déjà suspectés d’être des collaborateurs et des auxiliaires de police. Si on lui demande, il refusera. « Quand un gosse fracasse une vitre d’arrêt de bus, c’est ce qu’on va faire de lui qui m’intéresse. Pas d’amasser des fiches », dit-il.

La cérémonie de la 7e édition française aura lieu le samedi 20 janvier 2007 à l’espace Confluences de la Maison des arts urbains (190, Bd Charonne, Paris 20ème – M° : Alexandre Dumas).

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2 Réponses à “Gérard Gaudron nominé aux Big Brothers Awards”

mais pourquoi continuer à diffuser des informations fausses ? de plus leur présentation qui a pour but pour ces auteurs de faire de l’èxcès libertaire, met en danger la vie même de ceux qui travaille sur le terrain à l’amélioration des choses. je crois de plus mon cher Jérome que vous avez déjà pu voir et assiter à une réunion dans laquelle ce genre d’arguments infondés montraient quelles conséquences néfastes ils pouvaient avoir. alors de grace ne laissez pas croire n’importe quoi à vos lecteurs…

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voici la réponse que je viens d’envoyer à ces dangereux désinformateurs !
« Messieurs, bravo ! Vous devriez aussi vous décerner le prix de la fausse information ! Comment pouvez-vous prétendre tout ce que vous écrivez sans jamais venir vérifier par vous-mêmes ? À qui faites-vous confiance pour écrire cela ?
1. le contrat local de sécurité est en place depuis 2003. et si vous l’aviez lu vous auriez vu qu’il avait plusieurs objets dont la sécurité des lieux publics et des services publics, les traitements socio-éducatifs des problèmes et la prévention par exemple. Mais vous ne l’avez pas lu.
2. la vidéosurveillance est en place depuis 2006 et ne concerne que les zones de fortes affluences à délinquance spécifique : zones commerçantes, de transport, scolaires. Aucune caméra n’est présente dans les zones résidentielles. Mais vous n’êtes pas venus voir.
3. la déclaration à la cnil a précédé la mise en place d’un observatoire local et d’un logiciel et non l’inverse. Ce fut même le premier déclaré à la cnil en France, j’ai moi-même fait le déplacement à la cnil à l’été 2004 pour cela . et nous avons eu leur accord et avons suivi leurs recommandations pour formater le logiciel ! mais vous n’avez même pas vérifié.
4. le logiciel ne manipule que des données statistiques non nominatives qu’il est capable de projeter pour donner une vision géographique et chronologique des faits. Il a ainsi pour but de détecter des dérives préalables à des violences ou des délits dans le but de les anticiper par des mesures de prévention ou de dissuasion. Mais vous ne nous l’avez pas demandé.
5. tous les acteurs recensent d’une façon ou d’une autre, de manière très logique les faits dont ils sont victimes et notamment les atteintes à leur patrimoine. Il va donc de soi que rien n’est inventé mais les données sont rassemblées pour donner une image plus juste de la réalité. Mais vous l’ignorez surement.
6. aucune délation n’est possible puisque le logiciel ne contient pas de nom, que cela nous est interdit par la loi et la cnil, et que j’en suis pénalement responsable. Mais cela ne vous fait rien de mettre les autres en danger avec vos allégations.
7. j’ai franchement honte de savoir que vous pouvez écrire cela ainsi sans même vous renseigner. Alors ayez l’honnêteté de publier ma réponse et prenez la peine de venir voir par vous-même, je serais ravi de vous recevoir !
Cordialement. »

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