Villepinte, Seine-Saint-Denis (Reuters) - Nicolas Sarkozy a promis "l'ordre juste" dans les banlieues sensibles et s'est engagé à "mettre le paquet" pour sécuriser les bus et punir les agresseurs de conducteurs.
Le ministre de l'Intérieur s'exprimait vendredi lors de la visite d'un dépôt de bus sur le thème de la sécurité dans les transports, à Villepinte (Seine-Saint-Denis), département où deux autobus ont été incendiés le mois dernier.
Aux journalistes qui lui ont fait remarquer que l'expression "ordre juste" était un slogan de campagne de Ségolène Royal, il a répondu : "Ca fait bien longtemps que j'ai employé ces mots".
Nicolas Sarkozy a évoqué devant des chauffeurs et des jeunes stagiaires l'incendie d'un bus à Marseille lors duquel une jeune fille a été grièvement brûlée, samedi dernier.
Il a dénoncé "le sentiment d'impunité" dont jouissent certains mineurs et promis que tous les auteurs d'agressions seront sévèrement punis. Il a rappelé que ces derniers encouraient jusqu'à 30 années de prison.
"J'ai mis tous les moyens pour la police judiciaire", a dit le ministre. "Aucun de ceux qui ont agressé les passagers d'un bus, les chauffeurs de bus ne doivent se sentir en totale impunité. On ira chercher tout le monde", a-t-il prévenu.
Nicolas Sarkozy s'est engagé à instaurer dans les zones sensibles une police des transports "réactive" et a insisté sur la collaboration entre sociétés de transport et police.
"Ce n'est pas la présence policière dans les bus qui compte c'est la réactivité", a-t-il dit, promettant que la police "sera là dès qu'il y a un incident".
"La question n'est pas de mettre un policier dans chaque bus. La question c'est que toutes les lignes soient sécurisées et que les gens puissent faire leur travail en toute sécurité", a souligné Nicolas Sarkozy.
Bruno Le Gall, conducteur sur une ligne privée desservant Villepinte et Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), assure qu'"on va travailler la peur au ventre".
"Un bus c'est comme un trophée pour les jeunes!", a-t-il dit à Reuters. Bruno Le Gall, 42 ans, traverse tous les jours depuis six ans avec son bus la Cité des 3.000 à Aulnay-sous-Bois, où des policiers ont été agressés le mois dernier par des jeunes encagoulés, armés de barres de fer.
"On est dans l'insécurité. Quand on voit que c'est trop chaud on refuse de rentrer dans la cité", a-t-il dit.




19 octobre 2026 :RAC, encore une victoire en F3 !
19 octobre 2026 :Stop aux violences et au vandalisme à 12h
18 octobre 2026 :À Scohy, Kaoussou Cissé a gardé sa ceinture
18 octobre 2026 :Massacre du 17 octobre 1961, commémoration au canal
18 octobre 2026 :Évènements d’hier, des casseurs à Aulnay
18 octobre 2026 :Le cirque Manhattan à Aulnay
17 octobre 2026 :Le maire refuse le gel des loyers selon Oussouf Siby
17 octobre 2026 :Le « Strasbar » de nouveau ouvert
17 octobre 2026 :Acheter son premier appartement, Aulnay pas si mal
16 octobre 2026 :Le collège Simone Veil récompensé par le Prix académique 2025-26
16 octobre 2026 :Nex Citoyenne a un site et AulnayCap
16 octobre 2026 :Nouveaux lecteurs, revivez l’histoire d’Aulnay
16 octobre 2026 :Loup-Garou Géant à la ferme du Vieux Pays
15 octobre 2026 :Nouvelles des alentours – vendredi 16 octobre 2026
15 octobre 2026 :Dérèglement climatique, autosatisfaction et déni selon Aulnay Environnement
15 octobre 2026 :Agression dans le T4, des chiffres inquiétants
14 octobre 2026 :Ma ligne B, l’histoire de notre gare
14 octobre 2026 :Sevran : la sénatrice Corinne Narassiguin prise dans une fusillade
14 octobre 2026 :La municipalité soutient la délocalisation du CAARUD