Tapi dans l'ombre, un gamin prend une pierre et la lance sur la camionnette de CRS qui passe au ralenti dans la rue, à une dizaine de mètres. La pierre s'écrase bruyamment sur la carrosserie. "Les fils de pute !", dit à voix basse le grand adolescent en direction des policiers. Les visages dissimulés sous des capuches, cachés derrière un local à poubelles, ils sont cinq ou six jeunes à harceler, ce vendredi 20 octobre, les forces de l'ordre à chacun de leurs passages au coeur de la cité des 3 000 à Aulnay-sous-Bois, en Seine-Saint-Denis. Une scène de violence parmi beaucoup d'autres.
Un an après les émeutes d'octobre et novembre 2005, les tensions sont toujours aussi fortes. Dix gamins, vingt parfois, cinquante lors des "vraies" émeutes, peuvent toujours prendre le pouvoir, la nuit, en s'attaquant aux "flics" avec la volonté de les blesser ou de les tuer. Ils l'avaient fait avec éclat, pendant la crise de 2005, en brûlant des voitures et en affrontant, longuement, les "keufs". Ils sont prêts à recommencer n'importe quand, au moindre prétexte, du fait de rapports avec les policiers qui ne cessent de se dégrader.




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3 Réponses à “Le Monde: Cars de flics et rénovation à Aulnay”
Mais pourquoi ces gentils gamins ne lancent pas des brioches ?
>Mais pourquoi ces gentils gamins ne lancent pas des brioches ?
Parce qu’ils n’en ont pas!
Tragi-comique comme l’Affaire de la rue Lourcine, cet article du temps des châtaignes qu’on déterre en pleine moisson, neuf mois plus tard, pour accoucher d’un commentaire marie-antoniesque drôlatique à couper la tête de son auteur. Gare ! gare à toi, L’habitant du 16ème !
Fin octobre 2006, c’était la période où Madame Royal faisait le coup de théâtre, la période où Saint Nicolas Sarkosy trépignait sur l’air de bisque, bisque rage que lui chantaient à tour de rôle Messieurs Chirac et Villepin avec Madame Alliot-Marie, la période où les anti-libéraux n’en finissaient pas d’être anti, anti, anti jusqu’à être anti-eux-mêmes et se saborder. Etre anti ou ne pas être anti-communiste, est-ce encore être ? Paix à leur âme, tous les morts sont de braves types.
Et pendant cette belle époque où les français jouaient à tous les pronostics, le journal Le Monde envoyait son reporter à « Aulnay-sous-Bois en Seine-Saint-Denis » et voyait « cinq ou six jeunes, les visages dissimulés sous des capuches, cachés derrière un local à poubelles, qui harcelaient, les forces de l’ordre à chacun de leurs passages au coeur de la cité des 3 000. » Et le reporter n’oubliait pas de préciser qu’il s’agissait « d’une scène de violence parmi beaucoup d’autres. »
Et de préciser aussi que c’était un article anniversaire, « Un an après les émeutes d’octobre et novembre 2005 ». Et de nous informer que « les tensions sont toujours aussi fortes. Dix gamins, vingt parfois, cinquante lors des « vraies » émeutes, peuvent toujours prendre le pouvoir, la nuit, en s’attaquant aux « flics » avec la volonté de les blesser ou de les tuer, ils l’avaient fait avec éclat, pendant la crise de 2005, en brûlant des voitures et en affrontant, longuement, les « keufs ». Ils sont prêts à recommencer n’importe quand, au moindre prétexte ….»
Prêts à recommencer ? Ah ! bon. Mais, avec le recul de ces neuf mois , je peux dire qu’ ils n’ont pas recommencé.
Et je peux douter de ce qu’a vu le reporter du Monde.
Et s’ils avaient été prêts à recommencer, et s’ils étaient prêts à recommencer, http://www.monaulnay.com, la meilleure des gazettes locales, faite par les meilleurs yeux, les meilleures oreilles et les plus déliées des langues de la planète Aulnay, n’aurait pas attendu ces parisiens du grand Monde pour le dire, n’est-ce pas ?
Alors que nous raconte cet article ? Et qu’est-ce que ces adolescents d’Aulnay font derrière des poubelles ? pourquoi derrière des poubelles ?
Et si les incendiaires n’étaient pas seulement ceux qu’on dit tels ?
Merci à l’habitant du 16ème et à brndft d’avoir ressorti cet article ver de terre.
C’est un exercice instructif de lire le journal avec quelques mois de retard.
La République n’a pas les journaux de référence qu’elle mérite.