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Assises de la sécurité urbaine: rénovation et sécurité doivent aller de pair

17 octobre, 2006 à 20:42 | Posté par

AULNAY-SOUS-BOIS, 10 oct 2006 (AFP) – Des élus locaux ont insisté mardi, au premier jour des Assises de la sécurité urbaine à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) sur les effets positifs des opérations de rénovation urbaine intégrant des contraintes de sécurité publique.

Ce troisième colloque national organisé par le Réseau IDEAL (association d’une centaine de collectivités locales ou publiques) rassemble jusqu’à mercredi des élus, des associations de terrains et des bailleurs sociaux, ainsi que des entreprises du secteur de la sûreté et de la vidéosurveillance.

Le maire UMP de Chanteloup-les-Vignes (Yvelines), Pierre Cardo, député des Yvelines et président du groupe d’études parlementaires "Villes et banlieues", s’est félicité "d’une amélioration générale" dans la cité de la Noë, où 450 logements ont été reconstruits sous forme d’habitats individuels et petites résidences depuis 2003.

"La résidentialisation (clôture et sécurisation des résidences, NDLR) des immeubles a aussi permis de clarifier les choses, entre espace public et privé, les gens savent maintenant ce qui est vraiment à eux, ils y font attention", a assuré M. Cardo.

A l’instar du maire PS de Clichy-sous-Bois, Claude Dilain, les élus locaux ont insisté sur "la difficulté à se situer quand espaces privés et publics ne sont pas clairement séparés". A Chanteloup, "chacun se rejetait la responsabilité des dégradations et de la propreté, j’ai nommé quelqu’un chargé de dire qui devait faire quoi", a expliqué M. Cardo, assurant que "la propreté est revenue".

Gérard Gaudron, maire UMP, d’Aulnay-sous-Bois, mesure lui aussi les premiers effets des travaux de "résidentialisation", menés en parallèle d’opérations plus lourdes destinées à "casser les barres". "Les habitants n’ont plus envie de partir. C’est une victoire pour nous", a-t-il expliqué à l’AFP.

Les réhabilitations en cours "ont rétréci les espaces délinquants, mais les noyaux de trafics se déplacent", ajoute-t-il cependant, à l’instar de son collègue de Chanteloup-les-Vignes qui remarque que "la délinquance s’est déplacée sur quelques places précises, alors qu’elle était partout auparavant".

M. Cardo insiste sur la nécessité "d’une grande présence d’adultes-référents représentant l’Etat dans les rues", pour que la police ne soit "pas seule à représenter l’Etat dans ces quartiers".

Catherine Vautrin, ministre déléguée à la Cohésion sociale et à la parité, est intervenue mardi aux Assises, pour détailler l’arsenal de mesures accompagnant les rénovations urbaines à l’oeuvre ou prévues dans 500 quartiers (30 milliards d’euros à terme, 230 conventions signées à ce jour).

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