Démocratie, PLU, Urbanisme

Réunion du PLU des quartiers Centre gare, Nonneville, Pont de l’Union et Chanteloup

27 septembre, 2006 à 10:36 | Posté par

Hier soir, salle Chanteloup, se tenait la réunion de quartier à propos du Plan local d’urbanisme (PLU)concernant les quartiers du Centre gare, Nonneville, Pont de l’Union et Chanteloup, soit les quartiers au sud de la voie ferrée. Etaient présents Gérard Gaudron, Françoise Berthet, directrice des études urbaines de la ville, Jacques Chaussat et Katy David, président des conseils de quartier du Parc et du Centre gare, quelques adjoints au maire et conseillers municipaux, Gérard Ségura, Alain Boulanger, président de Capade Sud, ou encore André Cuzon d’Aulnay Environnement. Le public était venu nombreux assister à cette réunion publique.

Après une brève présentation du jargon réglementaire et de la démarche d’élaboration du Plan local d’urbanisme par Gérard Gaudron. Françoise Berthet a évoqué les quatre axes de ce PLU: affirmation des patrimoines, constitution d’un coeur de ville et de centres de quartier autour d’axes humains, assurer la pérennité économique et permettre le développement du logement.

Sur les quartiers sud de la ville, l’objectif de la ville est de prolonger la "trame verte" en aménageant les berges du Canal de l’Ourcq, en arborant les rues, en favorisant des pistes cyclables sur certains axes, en réalisant des zones 30. Aussi, la ville souhaite mener une réflexion sur les jardins privés qui agrémentent le paysage urbain. De plus, sans muséifer la ville, il s’agit de protéger des "coeurs d’ilôts" tel le cèdre de l’ancien parc du Château ou de diversifier l’ensemble pavillonaire par évolution sans dégrader les vues ou la physionomie du quartier. Les questions posées par le public ont concerné l’abattage des arbres dépassant sur les rues, la dangerosité pour les vélos du Pont de la Croix-Blanche, les problèmes de bruit, la hauteur des constructions, l’installation d’activités nuisibles (garages sans cabine ou caravanes des gens du voyage), les problèmes d’inondations rue de la Marne ou le réaménagement des berges du canal. Alain Boulanger a expliqué que le centre de gravité de la ville se déplace au nord et qu’il fallait un rééquilibrage. Il a également fait part de la situation d’une zone d’activités qui ne dit pas son nom en pleine zone pavillonaire ajouté à la question de la circulation de transit.

Sur l’aménagement des berges du canal, Serge Langot, adjoint au maire chargé des espaces verts, a expliqué qu’une convention permettrait à la ville de gérer seule ces berges. Il s’agira de reboiser diverses essences d’arbres, d’aménager des aires de repos, d’abaisser les paleplanches afin de casser la rectitude du canal.

Puis, les thèmes des pôles de centralité et du logement ont été évoqués. L’ambition de la ville est de renforcer les liaisons entre le nord et le sud de la voie ferrée (du Boulevard de Strasbourg au Vieux Pays), de rééquilibrer les espaces en faveur des piétons et des cyclistes, et enfin de transformer des axes majeurs en avenues en délestant le trafic sur les voies périphériques de la ville (Autoroutes, RN370). André Cuzon a expliqué la nécessité de réfléchir aux grands axes sur la position de capitale du Pays de France et de l’Aulnoye qui correspond à notre ville. Il a ajouté qu’il est important de densifier le centre-gare avec un véritable projet de capitale locale en favorisant les équipements publics.

Ce "coeur de ville" que souhaite créer la municipalité se concrétise par le projet du pôle gare. Celui-ci comprend l’élargissement du souterrain, le déplacement de la gare voyageurs, la suppression du parking, la construction d’un îlot mixte bureaux-logements-commerces, la suppression du square en faveur d’une véritable place de la gare piétonne. Gérard Gaudron a rappelé qu’il s’agissait seulement d’un schéma de principe et non d’un projet définitif.

Les questions du public ont concerné les problèmes de la rue Albert Ballet ou de la rue de l’Union, les déchets sous le Pont Maillard, l’absence d’une véritable maison de retraire. André Cuzon s’est inquiété de la réduction à peau de chagrin de la gare routière sud. Alain Boulanger a expliqué que ce schéma de principe ne semble résoudre la fracture causée par la voie ferrée. Philippe Gente et Gérard Ségura ont quant à eux fait part de l’absence des équipemens publics (écoles, crèches) nécessaire avec l’arrivée de jeunes couples sur ces quartiers ainsi que le manque d’ambition de la liaison nord-sud avec le risque d’un déplacement du centre de gravité vers Sevran.

Enfin, la ville souhaite conforter la zone d’activités de Chanteloup grâce à l’arrivée du tram-train et de favoriser la mixité entre habitat et économie dans le "Coeur de ville". Le public s’est interrogé sur le secteur entre la voie ferrée et la rue de Bruxelles ou sur l’insonorisation, le traitement et l’entretien de l’autoroute.

Jérôme Charré

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