Intercommunalité

SEAPFA, kézako ?

24 août, 2005 à 7:59 | Posté par

Un précédent article de MonAulnay.com évoquait une éventuelle transformation du Syndicat d’équipement et d’aménagement du pays de France et de l’Aulnoye (SEAPFA) en EPCI à fiscalité propre. Mais qu’est-ce que ce SEAPFA ?

Il a été créé en 1971 à l’initiative de Robert Ballanger, député-maire d’Aulnay-sous-Bois. Il rassemblait les villes d’Aulnay, du Blanc-Mesnil, de Sevran, de Tremblay-en-France et de Villepinte. Ce syndicat intercommunal à vocation multiple avait pour objectif la création d’un lien de solidarité et d’entraide entre les communes du secteur nord est de la Seine-Saint-Denis. L’intercommunalité permet des économies d’échelle et autorise la création d’équipements qu’une ville seule ne pourrait réaliser. Son président est actuellement François Asensi, député-maire de Tremblay-en-France.

Les actions du SEAPFA sont variées. Il peut s’agir de l’action en direction des personnes handicapées. Le SEAPFA a ainsi permis la création de plusieurs CAT (Centre d’Aide par le Travail) ainsi que des ateliers protégés et un institut médico-éducatif.

Les questions environnementales sont un domaine majeur d’activité du syndicat. Il gère la collecte des déchets ménagers des villes membres et a mis en place la collecte sélective des déchets ménagers.

Les transports sont également une compétence du syndicat. Le secteur nord est de la Seine-Saint-Denis est marqué par une insuffisance de desserte des zones d’emplois avec les zones d’habitat en matière de transports en commun. Le SEAPFA a créé des lignes de bus qui favorise une meilleure accessibilité au site aéroportuaire en particulier. Il élabore également des plans de circulations douces permettant de relier toutes les villes du secteur entre elles.

Les villes du Syndicat lui ont confié la gestion et l’aménagement des aires de stationnement des gens du voyage.

J’ai trouvé toutes ces informations sur le site de la ville de… Tremblay-en-France. Notre municipalité aurait-elle du mal à admettre que tout ce qu’elle réalise sur le territoire communal n’est pas seulement son oeuvre ? Ajoutons qu’il n’a jamais été fait mention du SEAPFA dans les 24 derniers numéros d’Oxygène pour combien de financements obtenus. Espérons que la mairie communique sur cette transformation puisqu’une partie des taxes communales seront perçues par le futur EPCI.

Jérôme Charré

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