Plus de la moitié se sentent menacés par l’épuisement professionnel
Dans son cabinet médical de la cité des 3000 à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), le docteur Maurice Allouche ne compte plus ses heures. “C’est sûr que lorsqu’on fait ce métier, c’est par passion. On travaille six jours sur sept, parfois de 7 heures à 22 heures sans arrêt, même pas pour manger. Le problème, c’est qu’on est soumis à un stress permanent, qu’on croule sous la paperasserie et qu’on n’a plus le temps de parler avec ses patients.” Alors au bout de quarante ans de métier, normal que Maurice Allouche commence à fatiguer, physiquement et psychiquement.Touchés par le “burn out”
Comme lui, 53% des médecins franciliens se sentiraient menacés par le syndrome de “l’épuisement professionnel” (aussi connu sous le nom de “burn out”), d’après les résultats d’une enquête menée par l’Union régionale des médecins libéraux (URML) d’Île-de-France. La majorité est célibataire (66,5%), a entre 45 et 50 ans (57,5%) et exerce en secteur 1 (honoraires conventionnés). Parmi les causes le plus souvent citées, 63% dénoncent l’excès de paperasserie et 45,6% l’augmentation des contraintes collectives. Bilan : “On n’arrive plus à donner le maximum de nous-mêmes”, ajoute le docteur Allouche. 84,4% des médecins estiment ainsi que les relations avec leurs patients se sont dégradées et 82,6% que la qualité des soins donnés a été altérée.Des solutions à inventer
L’URML compte faire écho de cette étude aux pouvoirs publics avec, au premier rang des revendications, l’amélioration de la protection sociale, plébiscitée par 97% des médecins. Ainsi qu’une meilleure définition des limites de la responsabilité médicale (95%).Julie Duquenne
Médias, Santé
28 juin, 2007 à 14:04 | Posté par Jérôme Charré




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Une Réponse à “Metro: Les médecins sont fatigués”
Alarmant ? alarmiste ? nos médecins semblent aussi mal en point que notre CNAM : les déficits de santé seraient-ils contagieux ? Malade du burn out : bon sang mais c’est bien sûr ! je ne me sens moi-même pas très bien depuis quelques années : serait-ce donc ça ? aurais-je le burn out, la maladie de brûler les feux rouges du corps qui n’en peut plus : crampe des muscles corporels et cérébraux à travailler sans fin pour gagner tout juste de quoi être burn out.
Et le célibat de nos médecins ? On connaissait celui de nos abbés, tandis que nos pasteurs,imams et rabbins convolaient en juste noces, mais le célibat de nos médecins, ça c’est tonitruant ! J’en suis toute désolée, c’est si soudain.
Atteints du burn out, célibataires et en secteur 1, décidément nos médecins vont mal, très mal et qu’on ne me dise pas que j’additionne des carottes et des navets. Ce mois de juin broie décidément du noir.
Moi, je dis qu’il est grand temps qu’on réforme, réforme, réforme, réforme, réforme notre système de soins. Il faut soigner nos médecins. Et la CNAM avec. On peut bien faire un petit effort d’être moins malade depuis le temps qu’on se soigne grassement ! c’est bien à notre tour de soigner nos médecins sans oublier nos infirmières. Mais quelle folie ces trente cinq heures !