
Déjà deux semaines de confinement au 5e étage de mon bâtiment de la cité des Étangs, à Aulnay-sous-Bois. Je ne prends plus l'ascenseur, des microbes peuvent y être confinés. Les escaliers me fournissent l'exercice qui manque en cette période de repli sur soi sanitaire. Je m'habille tous les matins comme si j'allais au travail : ça me permet de m'y mettre. D'ailleurs, mon lit est trop près de mon bureau, il ne respecte pas la distance de sécurité nécessaire pour une bonne concentration.
Le reste du temps, je joue un peu en ligne, sur le téléphone ou l'ordinateur fixe que je n'utilisais plus. Je redécouvre aussi les repas en famille, avec mon père et ma mère, confinés avec moi. Mon abonnement Netflix se rappelle à mon bon souvenir et je continue à échanger sur What's App avec les « Confiné.e.s », un groupe d'échange créé pour l'occasion avec d'ex-camarades de promo...
Mais celle-ci a débuté avec la publication de mon journal de confiné sur leparisien.fr. Dans la foulée, une grande station de radio publique me contacte pour une émission où l'on répond à des appels d'auditeurs. A l'autre bout du fil, mon interlocutrice veut savoir si j'ai assisté à des altercations entre forces de l'ordre et jeunes. Non. Je m'excuse presque...
La dame de la cité décédée a été enterrée en début de semaine. Seule une dizaine de personnes ont pu assister aux funérailles. Sans rituels religieux. De quoi souligner le caractère exceptionnel de la situation...
Ma sœur, infirmière à l'hôpital Bichat, m'informe que son service de cardiologie va recevoir des infectés du Covid-19. Alors, elle ne rendra plus visite à mes parents, qui vivent avec moi, de peur de les contaminer. Je lui souhaite du courage...
Confinement oblige, je me contente d'appeler Abdel, celui qui m'a fait découvrir le cours. Il n'a plus Internet : les câbles ont été rongés...
Des confinés qui vivent loin des centres, empilés dans des tours de béton. Le Confinement des Confinés. Ce n'est pas sans raison qu'une poignée de jeunes et de seniors bravent encore le confinement pour discuter sur la place du marché. Essentiel, le lien social est difficile à distendre...
Extrait d'un article du Parisien




30 juillet 2026 :Une animation hier aux 3000
30 juillet 2026 :Pas de T4 jusqu’à 16h !
30 juillet 2026 :L’Imam Chalghoumi félicite le préfet
29 juillet 2026 :Nouvelles des alentours – jeudi 30 juillet 2036
29 juillet 2026 :La mosquée de Chanteloup riposte [MAJ]
27 juillet 2026 :Fermeture de la mosquée Attaqwa du quartier Chanteloup
27 juillet 2026 : Deux athlètes du DAC sur un même podium aux championnats de France Elite
27 juillet 2026 :Appel aux dons du Secours Populaires
26 juillet 2026 :20 ans dans le même camping !
26 juillet 2026 :SEVRAN : Sauvons le plus grand espace agricole aux portes de Paris
25 juillet 2026 :Nathalie Arthaud enseignait à Aulnay
23 juillet 2026 :Un recours déposé contre l’élection du maire
23 juillet 2026 :Arrêté préfectoral
23 juillet 2026 :Vaste incendie près de l’aéroport hier
23 juillet 2026 :La Démocratie Représentative quitte LREEM
Une Réponse à “Tarik, sa vie de confiné aux Étangs”
Bonjour, j’ai lu les billets du journal de Tarik Laghdiri et ce qui apparaît d’emblée c’est qu’il a une écriture très intéressante, à la fois concise, précise et très évocatrice. Il est évident qu’un témoignage de cette qualité doit être poursuivi et publié.
Mes félicitations
Mozilla/5.0 (Windows NT 10.0; Win64; x64) AppleWebKit/537.36 (KHTML, like Gecko) Chrome/70.0.3538.102 Safari/537.36 Edge/18.18362