Musique

Retour de Seyfu qui n’a jamais quitté la cité Emmaüs

23 avril, 2019 à 18:04 | Posté par
Photo: Le Parisien

Après huit ans d’absence, Sefyu est de retour avec un quatrième album, intitulé « Yusef ». La voix est toujours rocailleuse et sombre, les textes incisifs. Ni auto-tune planant, ni déification du bling-bling, en vogue chez d’autres artistes : Sefyu rappe « vrai », parfois dur, sur la réalité des quartiers, à commencer par celle de la cité Emmaüs- la cité de l’Europe – où il est arrivé à 4 ans…

Sefyu a décidé de retourner en studio « pour proposer des sujets différents de ce qu’on entend aujourd’hui ». « Disons, sur des thématiques plus piquantes et qui touchent nos quartiers. Parce qu’en écoutant certains titres actuels, on dirait qu’on a peur de montrer notre détresse. C’est une tendance très capitaliste : on met en avant la sape, les voitures, les armes. On ne parle pas assez de la crise qui existe dans les foyers, dans les quartiers…

Sefyu ne déconnecte jamais de l’actualité. « Les revendications des Gilets jaunes, elles ont le droit d’être là, même si elles n’ont rien à voir avec celles des banlieues…

Les violences policières aussi, sujet prégnant à Aulnay, la ville de l’affaire Théo. « Ces jeunes qui ne sont jamais sortis de leur quartier ne connaissent que la violence. Premier réflexe en cas de bavure : brûler des voitures, une école… en oubliant que c’est la bagnole du voisin et l’école du petit frère, se désole le rappeur. Notre réaction à ces injustices, c’est de nous cramer nous-mêmes. »…

« La Tour 4 ». « C’est ici que je suis arrivé avec mes frères et sœurs en 1985, à l’âge de 4 ans, dans un appartement du rez-de-chaussée. On arrivait de Paris (XVIIIe) : mon père avait dû déménager pour le boulot », raconte Sefyu…

L’école Croix-Rouge. Sefyu a usé les bancs de ce groupe scolaire situé en plein cœur de la cité de l’Europe…

Sefyu se souvient avoir fait une partie de sa scolarité dans le collège dans le sud de la ville, un secteur bien plus aisé que la cité de l’Europe. « On était mélangés aux enfants de cadres supérieurs. Et ça motivait ! 

Terrain de foot.Avant de percer dans le rap, Youssef Soukouna était promis à un destin de footballeur talentueux. « Dès que j’ai pu marcher, j’ai joué au ballon », rigole-t-il. Mais une vilaine blessure aux adducteurs l’a contraint à remplacer le ballon par le micro.

Un très long article à lire en entier dans le Parisien

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