Espace Gainville

A Gainville une expo qui rappelle ce qu’étaient les 3000 et Emmaüs

14 novembre, 2018 à 8:39 | Posté par

Aulnay-sous-Bois. Dans les années 1970-1980, un billard dans un café du Galion, bâtiment emblématique des 3 000 qui a décliné et va être démoli. DR

Laure Vasconi, photographe, et Caroline Boidé, écrivain, ont passé un an à la cité de l’Europe et dans le quartier de la Rose-des-Vents.

Derrière les murs gris de la cité de l’Europe et de la Rose-des-Vents, des visages et des histoires. Pendant une année entière, Laure Vasconi, photographe, et Caroline Boidé, écrivain, sont allées à la rencontre des habitants des quartiers nord d’Aulnay-sous-Bois.

Monument central de l’expo : le Galion, bâtiment emblématique de la Rose-des-Vents, en passe d’être démoli. Un « âge d’or » dans les années 1970, avant le déclin. « Les caves du Galion étaient ouvertes. Des soirées étaient organisées autour de petits téléviseurs. Je n’avais pas peur d’être agressée […] raconte ainsi Tibile, sexagénaire nostalgique. Pour Fatiha, à cette époque, le nord d’Aulnay a même « des airs de province ».

Après, la maman estime que la situation s’est dégradée parce que les pouvoirs publics ont laissé l’endroit se transformer en « ghetto ethnique ».

Ainsi, l’expo n’élude pas les problèmes. La drogue, encore plus présente aujourd’hui. Et l’inaction des autorités. « La drogue se généralise et, malheureusement, le sujet se banalise. On a signalé aux politiques l’emplacement des trafics dans les quartiers. Je leur avais même fait un dessin », s’alarme Monique, pour qui c’était pourtant « un rêve », en 1972, de venir s’installer dans un grand ensemble.

Aujourd’hui, tout est concentré (NDLR : dans le quartier) : la maternelle, la primaire, le collège. On ne peut pas sortir du quartier. Pour moi c’est un danger. Je ne veux pas que mes enfants s’incrustent ici, se fossilisent. »

Extrait du Parisien

Espace Gainville, 22, rue de Sevran. Jusqu’au 9 décembre, du mardi au dimanche, de 13 heures à 18h30. Entrée gratuite.

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Une Réponse à “A Gainville une expo qui rappelle ce qu’étaient les 3000 et Emmaüs”

« parce que les pouvoirs publics ont laissé l’endroit se transformer en « ghetto ethnique ». » D’aucuns appellent ça « la mixité sociale à l’africaine ».
Jamel Bouras le célèbre judoka français, avait sorti lors d’une émission TV à juste titre « Qu’on s’arrangeait bien pour que certaines populations restent ensemble » Je maintiens que l’essentiel du racisme est d’Etat, qu’on en a pas fini avec les colonies, et il est bien structurel. Ceci bien confirmé par des non européens…

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