A l’instar de beaucoup d’Aulnaysiens, l’annonce le 12 juillet dernier de la fermeture du site PSA à Aulnay-sous-Bois m’a beaucoup attristé, voire choqué, même si depuis un certain temps les responsables politiques locaux et nationaux pressentaient une telle décision.
Pendant la campagne présidentielle, François Hollande - alors dans l’euphorie des promesses parfois démagogiques - s’était engagé auprès des employés du site PSA d’Aulnay, à organiser rapidement une rencontre après son élection. Ce n’est que plusieurs mois après l’annonce de la fermeture du site que celui-ci prit enfin la décision de rencontrer les responsables syndicaux.
Mais pour beaucoup, ce geste tant attendu est arrivé trop tard !
Monsieur Gérard Ségura, fort habilement, a tenté dès juillet de rassurer les employés en menaçant le groupe PSA d’une éventuelle expropriation sur l’intégralité du site.
Pour quel objectif ? Ne pas permettre une plus-value foncière liée au Grand-Paris par le groupe PSA, ou par manoeuvre politicienne ?
En tout état de cause, nous avons voté la délibération permettant à la ville d’avoir regards sur les projets du sites.
Je puis redire ici que j’ai le triste sentiment que la messe est déjà dite par le Président de la République et le Gouvernement, malgré les promesses de juillet dernier. Je n’ai pas à cet égard la même lecture du rapport Sartorius que M. Troussel (Président du Conseil Général de la Seine-Saint-Denis) et M. Segura…
J’en conclus qu’il va nous falloir traiter la question essentielle de l’emploi des salariés plutôt que de la pérennité du site PSA à Aulnay, malheureusement. Nous devons chacun prendre nos responsabilités et faire en sorte de manière pragmatique, de tout faire, pour que l’ensemble des employés puisse retrouver un emploi à la hauteur de leur savoir-faire et de leur expérience. Cela passe par de la négociation, cela passe par de la discussion. Le Maire est-il prêt à cet exercice avec les responsables industriels et politiques ?
Se pose aussi la question primordiale de l’emploi industriel à Aulnay et en France, autrement dit d’une politique adaptée aux nouveaux défis, aux nouveaux enjeux européens et mondiaux.
J’ajoute, ou plutôt je confirme, qu’à mes yeux, la survie du secteur automobile français exige d’autres actions que celles évoquées ou décidées par Monsieur le Ministre Arnaud Montebourg.
Les coûts du travail et de la production en France sont relativement élevés par rapport aux pays émergeant et en Europe de l’Est. Dans ces conditions, le secteur de l’automobile devrait axer davantage sa stratégie sur la recherche, le développement et la qualité. En prenant exemple sur nos voisins allemands, je pense que l’industrie automobile française a toutes ses chances de se maintenir sur le sol français, si des décisions stratégiques et audacieuses sont prises : voitures hybrides, voitures électriques, design innovant... L’expérience et le savoir faire sont une force pour contre-carrer la concurrence mondiale.
Jacques Chaussat
Conseiller municipal "Union des Républicains Sociaux d’Aulnay"




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