Budget, Politique

Jacques Chaussat sur le budget du Conseil Général de la Seine-Saint-Denis : il y a le feu Monsieur le Président !

14 octobre, 2012 à 7:00 | Posté par

Jacques Chaussat, conseiller municipal d’opposition et conseiller général du Canton sud nous a envoyé son intervention au Conseil Général de la Seine-Saint-Denis, concernant une décision modificative du budget 2012 su département. Vous pouvez la récupérer en cliquant ici ou sur l’image ci-contre. Cette intervention a eu lieu le jeudi 11 octobre 2012.

Ci-dessous, quelques extraits :

« Monsieur le Président,

J’ai un problème.

J’ai en effet la triste sensation de répéter sans cesse les mêmes choses, de jouer la même musique sombre ou, si vous préférez, funèbre sur la situation financière, le budget, le compte administratif et les décisions modificatives successives.

Je reçois toujours les mêmes réponses basées sur la pratique bien connue de la fuite en avant et sur la mise en cause, jusqu’à ces derniers mois, de l’Etat.

Alors je vais continuer inlassablement. Peut-être changerai-je ma manière de faire si nous n’arrivons pas à obtenir réponses claires et remèdes adaptés pour sauver ce département d’un désastre annoncé ou pour le moins prévisible.

La décision modificative que vous nous soumettez en appelle déjà d’autres. Ce ne sera pas suffisant en effet. Nous voyons bien que les ajustements proposés s’inscrivent dans le cadre d’une situation alarmante. Vous qualifiez vous-même le contexte budgétaire du département de préoccupant. Mais ce qualificatif est faible : Il y a le feu, Monsieur le Président !

Conclusion : de nouveaux emprunts vont financer partiellement l’investissement mais en fait, essentiellement le fonctionnement. C’est incroyable mais la triste réalité est bien celle-là. La fuite en avant continue.

Alors quelles solutions ?

Rassurez-moi : le chèque attendu de l’Etat va bientôt arriver ainsi que les allocations complémentaires pour un financement pérenne du RSA ?

J’ose croire, puisque vous avez convaincu les responsables au plus haut niveau de l’Etat de votre bon droit en la matière, que vous allez rapidement être crédité de sommes que vous estimez dues.

Je n’ose imaginer le contraire. Ce serait une catastrophe financière et … politique, Monsieur le Président.« 

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