Extraits du Parisien :
QUARTIERS. La ministre du Logement a beau
se montrer rassurante, les élus
s'inquiètent de la poursuite des chantiers alors que le coût
de la construction flambe.

IL N'Y AURAIT pas lieu de s'inquiéter. La rénovation urbaine, lancée
en 2004 par Jean-Louis Borloo, ira à son terme. C'est ce qu'a affirmé,
hier, Christine Boutin, la ministre du Logement et de la Ville : «
L'Anru (NDLR : Agence nationale de la rénovation urbaine) marche très bien.
Elle joue un rôle majeur dans la restructuration des quartiers fragiles. »
Pour autant, sur le terrain, des difficultés apparaissent. Des
chantiers tardent à démarrer. D'autres sont dans l'attente de
financements. Et les factures s'alourdissent. En trois ans, le prix
moyen de revient des opérations de logement social a augmenté de 37 %.
« Entre la signature de la convention et le début des travaux, il se
passe souvent plusieurs années. Entre-temps, les prix des matières
premières ont explosé et les entreprises, saturées de commandes,
préfèrent travailler au Vésinet plutôt qu'à Mantes-la-Jolie », explique
Pierre Cardo, le député-maire UMP de Chanteloup-les-Vignes (Yvelines).
L'urgence est telle que le 30 juin, en Seine-Saint-Denis, la préfecture réunit les maires, les bailleurs et les entreprises de construction sur le sujet.
Christine Boutin promet de respecter les engagements
Le départ du directeur de l'Anru, Philippe Van de Maele, en avril,
a ravivé les interrogations. Certains se demandent si les projets iront
jusqu'au bout. Interrogée hier par « le Parisien » à la veille du
Conseil interministériel de la ville (CIV), Christine Boutin a balayé
ces craintes. Elle estime possible de respecter les engagements et
refuse de parler d'un « Anru 2 », évoqué par la secrétaire d'Etat à la
Politique de la ville, Fadela Amara : « Nous avons les financements et
ils sont beaucoup plus importants que les engagements pris. » Reste que
l'Anru rechigne à verser des rallonges.
A Aulnay-sous-Bois,
par exemple, le surcoût lié au retard sera pris en charge par la
commune : « 31 à 35 millions d'euros contre 21 à l'origine ! » calcule
le maire (PS) Gérard Ségura, qui craint de devoir « rogner sur la
future ZAC ou les crèches » et use du « lobbying » pour obtenir
davantage de subventions. Autant dire que la course aux financements
est lancée. « L'Anru va devoir hiérarchiser ses priorités. Aux
Bosquets, il n'est pas envisageable qu'on ne démolisse pas la septième
barre des Bosquets, sous prétexte que la convention de 2004 ne le
prévoyait pas », estime Xavier Lemoine, maire (UMP) de Montfermeil. Si
la rénovation a toute chance d'aboutir dans les quartiers
emblématiques, comme les Bosquets à Montfermeil ou les 4 000 Nord à La
Courneuve,
d'autres villes craignent d'être oubliées. « Va-t-on continuer à
afficher une vraie ambition ou va-t-on gérer a minima, quitte à laisser
de côté des îlots de male vie ? », questionne Gilles Poux, le maire
(PC) de La Courneuve.
La rénovation urbaine doit permettre la métamorphose de 530
quartiers dans toute la France d'ici à 2013. Hier, Christine Boutin
affirmait que le cap serait respecté.
Gwenael
Bourdon et Nathalie Perrier - vendredi 20 juin 2008 | Le Parisien




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Une Réponse à “Le Parisien: Les maires redoutent une rénovation urbaine au rabais”
Le Pru est un réel enjeux de la politique de Monsieur Ségura, j’ai l’impression que l’on veut mettre sur le dos de celui-ci(le pru) les dépenses publiques effectuées depuis l’arrivée du maire (recrutements, dépenses de fonctionnement) et que l’on prépare la prochaine échéance législative.
Entre le fourgon de la Police municipale qui devient un tank à la livraison. Maintenant c’est le Pru qui va devenir un gouffre sans fond…
C’est drôle de voir les gens de gauche annoncer que les employés vont devoir faire attention aux dépenses…sachant qu’en même temps les élus s’augmentent… (et faut voir que des employés ne touchent même pas le smic!!!)