Vous avez sans doute reçu une lettre du président du Syndicat des Eaux d'Île-de-France (Sedif), André Santini. Celui-ci explique que l'analyse des principaux paramètres de qualité, opérée par les DDASS, montre que la qualité générale de l'eau fournie par le Sedi est "très satisfaisante" en 2006.
Il ajoute que l'eau du robinet pour 0,0016 centimes d'euros le litre, reste cent fois moins chère que l'eau en bouteille, et ne génère aucun déchet.
Un "Petit guide de l'eau" accompagne la lettre. Celui-ci détaille l'origine de l'eau par commune, le nombre de contrôles bactériologique, les constituants minéraux, la quantité de chlore, de nitrates et de pesticides.
Pour l'eau venant de la nappe d'Aulnay-sous-Bois, elle contient 103,5 mg de calcium, 24,8 mg de magnésium, 7,4 mg de sodium, 1,8 mg de potassium, 9,1 mg de chlorures, 36,4 mg de sulfates, 387 mg de bicarbonates et de 0,63 mg de fluor par litre d'eau.
Nous avons également une eau très dure avec une dureté moyenne de 36,3°F qui peut provoquer des désagréments ménagers: traces blanches sur la vaisselle et la baignoire, diminution de la pression du robinet.
Jérôme Charré




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Une Réponse à “Bilan 2006 de la qualité de l’eau à Aulnay”
Un fort mécontentement
Une nouvelle fois, une intervention sur le réseau d’eau a été effectuée sans information préalable des consommateurs abonnés.
Mardi 29 mai, dans la matinée, SADE, à qui VEOLIA «Compagnie des eaux » confie l’entretien de son réseau, intervient avenue Jean-Jaurès (zone pavillonnaire) sur une vanne pompier, polluant l’eau des habitations qui coule des robinets avec une couleur jaunâtre très prononcée.
Appelé, VEOLIA confirme l’intervention et conseille de ne surtout pas consommer l’eau et de laisser les robinets ouverts tant que l’eau n’a pas retrouvé sa couleur « normale ».
Combien de baignoires de grande contenance faudra-t-il remplir avant que l’eau retrouve sa limpidité et qui va payer cette eau impropre à la consommation ? En ce qui me concerne, l’eau coule depuis trois-quarts d’heure remplissant plusieurs fois la baignoire et n’a pas encore retrouvé sa limpidité. Je pense aux personnes non-voyantes qui peuvent consommer cette eau polluée…
On nous rebat les oreilles avec la bonne qualité de l’eau potable du robinet ; c’est faux. Pour le savoir, il n’y a qu’à venir constater mes dires, chez moi lors des interventions sur le réseau. Ces interventions sont fréquentes, car de plusieurs natures : entretien des canalisations certes mais aussi branchement ou suppression de compteurs. D’autre part, depuis que j’habite avenue Jean-Jaurès, soient 24 ans, l’eau n’a jamais fait l’objet d’aucune analyse à la sortie des robinets, ce qui me paraît pour le moins « léger » quand on affirme que l’eau du robinet est potable. Il serait plus judicieux de dire qu’elle est potable à la sortie de l’usine de traitement des eaux.
Les interventions de maintenance sur le réseau sont nécessaires, c’est évident. Mais pourquoi l’usager n’en-est-il pas informé au préalable afin de prendre les dispositions nécessaires ? D’autant plus que les opérations de ce type sont incontestablement programmées à l’avance. Et même si des interventions devaient être effectuées en urgence, rien n’empêche l’équipe de maintenance d’informer et conseiller l’usager : Rien, si ce n’est le mépris !
Pourtant, on peut lire, sur le site de la SADE, ce texte :
«La SADE se voit souvent confier la maintenance et la modernisation des réseaux, une fois ceux-ci construits. Elle garantit aux exploitants de ces réseaux une continuité de service, une intervention rapide pour les réparations et un minimum de gênes lors des opérations d’entretien, grâce à son personnel formé au contact permanent de l’exploitation».
http://www.sade-cgth.fr/framset/PZ2000.htm
Petite question : Est-il normal que les usagers paient cette eau polluée au prix d’une eau de qualité potable ? Un gaspillage qui sera facturé au prix fort !
Didier KUNIAN